30 janvier 2009
Pondicherry, la cite francaise
Pondicherry est une ville ou on avait vraiment envie d'aller. Allez savoir pourquoi, peut être pour sentir un peu l'influence de la France dans cette ancienne colonie. Cette influence est présente mais on sent bien qu'elle s'essouffle peu a peu (indépendance en 1954) De la France, on retrouve des rues comme rue Dumas ou rue Suffren, quelques boulangeries qui proposent des croissants et des pains au raisin, des boutiques d'alcool avec du whisky et des bières autres que la Kingfischer (référence nationale). On trouve aussi des bars aux couleurs bleu blanc rouge, des tour Eiffel peintes sur des façades, une statue de Jeanne d'arc. Dans la rue, il y a beaucoup de vieux indiens qui parlent français et qui viennent nous voir et causer un peu juste par plaisir.
Pondicherry est une grande ville avec tout ce que ça implique en Inde : beaucoup de bruit, pollution etc.. Pourtant, je ne sais pas vraiment pourquoi, je m'y plaît beaucoup. Elle est quadrillée avec des rues en angles droits, facile pour se repérer mais ce qui ne nous empêche pas de nous perdre complètement. Elle est bien plus propre qu'ailleurs et le bord de plage est nickel. Notre petite guesthouse est très centrale, a cote de l'artère principale de Ghandi Road. La, on trouve e tout : restau, bars, coffee shop, internet, échoppes de rues, magasins et même un petit supermarché. On passe cette première journée a errer en long en large et en travers dans chaque petites rues, en centre ville, le long de la mer, dans les marchés. On rentre dans une superbe église (église du sacre coeur).
Sur le port, on voit au loin un attroupement autour d'un café et des caméras de TV. On s'approche doucement et apparemment, quelqu'un de célèbre est assis en terrasse. Je me renseigne auprès d'un groupe de jeunes et il s'agit d'un grand acteur de comédie a priori très connu (j'ai oublie son nom...). De sa table, il nous voit et nous fait un coucou, auquel bien sur, on répond. Puis, on sort notre appareil photo (évidemment!) et la, il nous fait de grands signes pour nous dire de venir le rejoindre. Alors, doublant toutes les personnes attroupées autour, on entre dans le café, prend une photo et on discute un peu avec lui. Il nous demande d'où on vient, ce qu'on fait, nos prénoms etc... On le remercie et on ressort sous les yeux un peu jaloux des indiens dehors... Ah, on a beaucoup de privilèges quand on est deux touristes filles ici!
Le soir, on se rend sur e toit de notre hôtel pour voir la vue et on y rencontre 3 jeunes hindous qui viennent nous parler. Leur prénoms sont trop compliques alors on utilisera leur surnoms : Manu, chalou et Tilou. Ils sont originaires de Jaipur, dans le Rajahstan et vivent a Pondicherry pour leurs études : ils apprennent le français. Leur but : devenir guide touristique a Jaipur. Ils ont sensiblement notre âge : 21, 22 et 24 ans et sont vraiment adorables. De toute évidence, ils sont très heureux de rencontrer des filles francaises. C'est la première fois nous disent-is qu'ils sympathisent avec des étrangères. Tout un honneur pour nous... On alterne la conversation entre anglais et français, ils parlent un petit peu et ont encore du mal a comprendre. Sur le toit, en buvant des bières, la conversation tourne vite sur la famille et le mariage. Ils nous parlent de leurs projets : après leurs études, dans un an, ils retourneront travailler au Rajahstan pour travailler puis dans trois ans, se marieront. Ils nous demandent si, en France, on peut choisir notre mari. Je leur explique alors comment ça fonctionne, la place du mariage, de la famille, du travail, de la retraite etc...
A leur tour, je les questionne sur leur futur mariage. Leur parent choisissent plusieurs filles (qui doivent appartenir a la même caste), les deux familles se rencontrent puis ils font leur choix final (si l'autre famille est d'accord évidemment) et déterminent la date du mariage.
A la questions ; pouvez vous refuser d'épouser cette personne? ils répondent en coeur NON. (ou alors, la honte retombe sur la famille) et a la question : n'avez vous pas peur de ne pas aimer la fille? ils répondent aussi non. C'est la manière dont se déroulent es choses. Point.
J'aime vraiment beaucoup la conversation avec eux car on peut parler de tout sans tabou. Ils n'ont pas officiellement le droit d'avoir des copines avant mais le font quand même. Seulement, ils ne sont pas intéresses par les filles indiennes qui, dixit Tilou, "ne s'intéressent qu'a notre argent". Eux trois sont issus de bonnes classes moyennes. leurs parents ont les moyens de leur payer leurs études et subvenir a leur besoin a Pondicherry. Ils appartiennent aussi a une caste assez élevée, celle juste en dessous des brahmanes, soit une caste importance dont ils sont très fiers.
L'heure tourne, on commence a avoir faim. Ils nous emmènent dans un petit restau indien ou je mangerai un palaak paneer (sorte de bouillie d'épinards avec du fromage) et des chappatis. Encore une fois super bon! Ils refusent catégoriquement de nous laisser payer ou ne serait ce même que de partager. On est très gênées. On parvient a un accord : demain soir, ce sera notre tour...
On retourne très tard a l'hôtel, les rues sont désertes, les shops sont fermes, le son des klaxons est absent, on dirait une autre ville. Demain, au réveil, tout sera a nouveau différent...
28 janvier 2009
Direction Pondicherry
J'adore les petit dej indiens! Ce matin encore je me régale des idlis, ce sont des grosses boulettes de riz et de yaourt cuites a la vapeur et servies avec une sauce un peu épicée. Audrey teste le Kuruma, un sorte de purée de semoule et de yaourt très compacte, très nourrissante mais vraiment goutue!
Le film d'avant hier nous a vraiment donne envie d'en savoir un peu plus sur le cinéma indien alors on se dirige ce matin vers les studios de tournage des Bollywood qui sont, pour les plus connus situes a Chennai. Il parait qu'ils autorisent quasiment toujours les touristes a visiter les locaux et assister aux tournages. Mais en blondes que nous sommes (pas), on oublie qu'aujourd'hui est Republic Day (60 ans de la république) et donc férié. Les studios sont tous fermes malheureusement... On rentre alors bredouille par un détour au shopping center...
Direction gare de bus de Chennai pour se rendre a Pondicherry . La gare est apparemment la 2e plus importante gare de bus d'Asie... Effectivement, des centaines et des centaines de bus se croisent, partent et arrivent en permanence. Mais la gare est plutôt bien organisée et on ne galère pas trop a trouver notre bus local, même si tout le monde veut nous envoyer vers les supers bus climatises. 52 roupies et 4h de bus plus tard, une nouvelle ville a découvrir : nous voici dans la cite française de Pondicherry...
Marina Beach
Journée a la plage, ou du moins a observer l'activité a la plage... La plage de Chennai est la 2ème plus large d'Asie et pour cause, elle est large comme 6 terrains de foot (dixit le routard) il nous faut 10 bonnes minutes pour arriver au bord de l'eau. Plus on s'approche de la mer, plus le nombre de gens au m2 augmente... On est dimanche et la plage est littéralement bondée! Les familles indiennes viennent se reposer ici, nager, pique niquer et s'amuser. C'est vraiment très impressionnant le nombre de gens dans l'eau et sur le bord! Qui se plaint de la cote d"azur devrait faire un tour ici... il ne sera pas déçu!
La, on se prête a ce qu'on pourrait appeler une observation de scènes de vie sociale. Les femmes se baignent en groupe en saris toujours. Les hommes, de leur cote font tomber la chemise mais dans la plupart des cas gardent tout de même le pantalon. C'est vraiment chouette de voir toute cette animation. Les gens rient, s'arrosent, crient, courent, les vendeurs de glaces, de fruits, de samosas et de jus font bonne recette. Il y a tellement de monde qu'on ne sait plus ou regarder!
On passera le reste de la journée a errer dans les rues.

On mettra deux heures à retrouver le chemin de l'hotel (on avait perdu l'adresse...)
Mais Chennai n'est pas une belle ville et il n'y a rien de particulièrement intéressant a voir ou a faire. Donc demain, on se dirigera sur Pondicherry.
Shopping et Bollywood a Chennai
4e plus grande ville du pays et comme d'hab, on est happées par le bruit, le monde, l'intensité de la circulation et l'activité permanente. Les trottoirs regorgent de shops, d'étals de rue, de marchands de thé, nourritures etc...
On passe la journée au Spencer Plaza, un centre commercial comme on en avait encore jamais vu en Inde. Ce n'est pas les Arcades mais ça a son charme. Ça fait plaisir de faire un peu les boutiques, même si les tenues sont bien différentes de celles de Zara et H&M!
Ce soir : cinéma. On en a repéré un dans le coin de l'hôtel et comme on voulait absolument s'en faire un ici, ça parait le bon moment.
Le film a l'affiche s'appelle Slumdog Millionaire, on ne sait absolument pas de quoi ça parle mais c'est un film en hindi et on s'attend a un bon Bollywood comme on les aime : histoires d'amour a l'eau de rose, chansons d'amour cheveux au vent dans un décor romantique, gros plans sur les regards langoureux etc... et au lieu de ça, on regarde un film absolument génial. Il retrace la vie d'un gamin des bidonvilles de Bombay qui devient orphelin et doit se débrouiller pour survivre dans un pays ou l'inégalité est omniprésente. C'est un film hyper réaliste je pense, très instructif et en plus très bien joue et bien filme! Un peu dans le genre de La Cite de Dieu.
Et puis, le voir dans un cinéma indien est en soi un vrai spectacle aussi. Les gens vivent le film en même temps qu'ils continuent leurs vie. Je m'explique : ils applaudissent, sifflent et se lèvent selon les scènes drôles, touchantes, angoissantes etc. Ils font leurs commentaires, discutent avec leur voisin, rotent, téléphonent tout fort pendant plusieurs minutes... Une entracte au milieu du film permet aussi de renflouer le stock de pop corn. Bref, le cinéma en Inde : très bonne expérience. A refaire...
27 janvier 2009
Kochi --> Chennai
14h de train aujourd'hui... On quitte notre petite guesthouse, c'est un peu la mission pour rejoindre la gare centrale de Ernakulam (tuk tuk puis ferry puis re tuk tuk) mais on y arrive avec même le temps d'un petit déjà (le train partira en retard...) En attendant le départ, on parle avec un indien très gentil, on a un grand "débat" sur le mariage... Il est très surpris d'entendre qu'en France on ne se marrie pas forcement et que surtout il y a beaucoup de divorces... Il nous pose pleins de questions la dessus, ça l'interpelle beaucoup!
Le train ne va pas bien vite et s'arrête tout le temps a pleins de gares au fur et a mesure desquelles les wagons se remplissent et du même coup, au fur et a mesure desquelles on se fait jeter de nos places. Un coup on n'est pas au bon numéro, un coup on doit aller dans un autre wagon, un coup c'est la place de quelqu'un d'autre... On nous ballade un peu de places en places jusqu'à ce qu'on trouve une banquette (sans être jamais sures qu'on va pas nous bouger a la prochaine gare...)
Dans le train, c'est un défilé de vendeurs de chai, de café, de beignets, de biscuits, chips, boissons, samosa, ananas, concombre, bijoux, t-shirts, DVD, livres etc... tout ça les uns après les autres dans un défilé d'annonces sonores. Un vrai spectacle!
14h, c'est long...
A minuit, délivrance : on arrive a Chennai Central ou les tuk tuk évidemment nous sautent dessus. On a repéré un hôtel a 2 km, comme d'hab, je bataille un peu pour diviser le prix par 3 mais on y arrive...
24 janvier 2009
Backwaters
La région du Kerala est aussi connue pour ses backwaters, des petits canaux qui traversent de tout petits villages traditionnels. Avec Julien et Fred, on part pour un tour la journée et on embarque dans une petite barque de pêcheur avec un guide qui nous fait naviguer a travers les fameux canaux. C'est vraiment très joli et extrêmement paisible.
On voit tout un tas d'oiseaux colores et de belles fleurs (je ne suis pas du tout calée en faune et flore mais Audrey gère déjà plus : martin pécheurs, hérons, aigles des mers) et on s'arrête dans un village pour voir les femmes fabriquer des cordes a partir de fibres de noix de coco.
J'avoue que je suis très impressionnée par leur agilité et par l'ingéniosité du procède qui consiste a utiliser la coque de la noix de coco et les fibres qui sont dessus pour les tisser et en faire des cordes, des matelas, des chapeaux etc...
Après en avoir mange une, on part avec le groupe pour un repas traditionnel du kerala et c'est vraiment très bon. A base de riz toujours, il y a différents légumes et épices qui donnent un goût très particulier. J'approuve...
Avec Audrey, on modifie un peu nos projets pour les prochains jours pour plusieurs raisons (manque de temps, trop de trajet etc...) et on décide de partir demain directement pour Chennai , 4e ville du pays située sur la cote Est. Le but est ensuite d'aller faire un tour a Pondicherry, la ville plus ou moins francophone du pays, avant de rentrer a Bombay.
On passe donc notre dernière soirée avec Ju et Fred avec qui on aura vraiment passe de chouettes moments en Inde. Même petit serrement au coeur quand on se quitte mais on essaiera bien de se recroiser quelque part en France...
Kochin
Quelques petites heures de sommeil plus tard, on part explorer cette nouvelle ville. Tout de suite, on est frappées par la différence de niveau de vie. Ici, les gens sont beaucoup plus riches que partout ou on est allées. Il n'y a quasiment que des maisons en dure , beaucoup de magasins, de restaurants et...de touristes! Je pense d'ailleurs que l'industrie du tourisme a considérablement enrichi la ville, du moins, la partie de fort Kochin et beaucoup de gens ne vivent que de ça. Ça dénature un peu la ville puisque tout est construit et arrange pour les touristes. On est sans cesse sollicites a droite a gauche pour nous vendre ceci ou cela et on nous propose de la marijuana a chaque coin de rue!
On est aussi surprises par le nombre d'églises et de cathédrales dans
la ville. On n'en a pas croisées beaucoup jusqu'ici. Et elles côtoient
sans problèmes les temples et les mosquées au son du muezzin toujours
dans une partie de la ville. Kochin est un bouillon de religions avec
ses chrétiens, ses hindous, ses juifs et ses musulmans et "tout le
monde s'aime!" dixit Cijo, notre chauffeur de tuk tuk.
On part voir la mer mais on ne va que jusqu'au port ou celui ci est
"réquisitionné"par les pêcheurs avec leurs "chinese fishing nets". Le
bord de mer est occupes par les vendeurs de poissons bien frais qui
luisent au soleil...
Un tuk tuk (Cijo) nous accoste dans la rue et nous propose, moyennant
10 roupies (0.15E) de nous faire le tour de la ville et de ses
monuments si en échange on s'arrête dans des magasins gouvernementaux
ou l'on devra faire semblant de regarder les articles pendant que 5
vendeurs nous tournent autour. Lui, en nous amenant ici, par un système
de points, est commissionne et reçoit des t-shirt pour ses enfants. Je
me rappelle avoir fait la même chose avec Julie a Bangkok alors on
accepte. Cijo fait donc le guide a travers la ville et nous dépose
régulièrement dans 8 magasins. A la fin du périple, il est tellement
content de tous les points ramasses qu'il refuse qu'on lui paie même
les 10 roupies!
Le soir, on part manger dans un petit restau et on croise dans ce même endroit... Fred et Julien, nos deux bretons de Mysore. On est super contents de se retrouver et, un peu hystériques, on se raconte nos petites aventures réciproque des deux derniers jours... Ça fait plaisir de les voir.
Nilgiri's hills
On quitte Ooty aujourd'hui sans regrets, il fait trop froid ici! On continue toujours notre chemin en direction du Sud... et cette fois, on va rejoindre l'état du Kerala.
Pour ça, on commence par prendre le Toy Train, un train miniature qui relie Ooty a Mettupalayam dans un décor absolument magnifique. (c'est un peu la raison pour laquelle on a fait une étape ici : le train. Et on ne regrette absolument pas).
Une fois dedans, on descend lentement les montagnes Nilgiri Hills a une vitesse de 10 km/h! C'est un des premiers trains construits par les britanniques et c'est aussi le train le plus lent en Inde! Avec les différents arrêts, on mettra 4h pour faire 46 km. Mais ça vaut vraiment le coup. La descente est juste magique. On se fait la réflexion avec Audrey que c'est sûrement le paysage le plus beau qu'on ait vu en Inde jusqu'à présent et on comprend alors pourquoi ce site est classe au patrimoine mondial de l'Unesco. Rien que pour ça, ça valait le coup d'avoir eu froid!
Sur le quai avant le départ, on rencontre un jeune indien : Harsch. Il vient du Nord de l'inde mais fait ses études a Chennai et était en vacances a Ooty chez son oncle. Il a 22 ans et il veut tout de suite nous parler, nous aider, nous guider. Il nous offre une canette de coca, et s'arrange pour nous trouver une bonne place dans le train. Ensuite, il nous explique pleins de choses sur l'inde, sur sa famille, ses études. Il nous note tous les endroits ou aller a chennai et a Pondicherry, comment s'y rendre, combien ça coûte etc... bref, il nous parle pendant tout le trajet! Je crois qu'il est vraiment content de nous parler. Le petit vieux derrière nous est aussi tout mignon. Il nous raconte un peu sa vie, il a des enfants expatries un peu partout et a beaucoup voyage dans le monde, États Unis, Canada, toute l'europe, Australie, Asie et même Groenland. A la question quel pays a-t-il préfère, il me répond sans hésiter: la Suisse!
19h, on arrive a MettupalayamMettupalayam. On veut rejoindre Kochin dans la foulée et pour ça, on doit prendre 2 bus. Le 1er jusqu'à Coimbatore et le suivant jusqu'à Ernakulam, a 18 km de Kochin. On dit au revoir a Harsch qui insiste pour nous accompagner jusqu'à la gare de bus. On échange les émail et il me fait promettre de lui écrire.
Après de looongues heures de bus, on arrive enfin a destination a 4h du mat'. On est maintenant dans le Kerala...
21 janvier 2009
Rando!
Allez, journée sportive! La nuit a été froide, très froide... On part pour la journée avec un guide et trois américains faire une petite rando dans la montagne.
Ça fait vraiment du bien de quitter un peu l'agressivité de la ville (surtout après Mysore), du bruit, du monde, de la pollution etc...
Notre guide, Antony nous emmène d'abord a travers champs, on se croirait dans la campagne lorraine qui me rappelle mon enfance... Ensuite, on traverse une petite foret de sapins, puis des hectares de plantations de thé.
On traverse un petit village tout mignon ou on s'arrêtera pour manger dans un petit endroit qui ne paie vraiment pas de mine avec des mouches qui volent partout mais super bon!
L'après midi, on grimpe, on grimpe jusqu'en haut de la petite montagne. On ne transpire pas pour rien, la vue est splendide...
Le soir, a l'auberge, on rencontre un con. Et il est français. Je connais pas son nom alors je l'appelerai Bob. Quand je rencontre des Bob en voyage, j'ai honte pour la France qu'il véhicule une telle image des français autour du monde! Il me fait penser a Blaise du Laos... Il nous tient la jambe avec Audrey et il nous fait la morale sur tout pendant pendant une plomb. Il connaît tout sur tout, il est tout simplement insupportable et il nous prend littéralement pour deux connes qui viennent en inde uniquement pour bronzer a la plage alors que lui -et je cite - est "trop intellectuel pour la plage". En plus, il est tout simplement horrible avec le serveur et se fout ouvertement de lui en français bien sur pour ne pas qu'il comprenne... Il le traite de "monotache" et rit de sa blague en nous regardant et en espérant un soutien de notre part... Tu peux rêver garçon!
M'enfin, comme on dit, y a des cons partout, c'est juste con que l'on soit tombées sur lui ici!
20 janvier 2009
Ooty : quelques metres d'altitude en plus, quelques degres en moins...
Rebelotte ce matin. Faire le sac, défaire le sac, refaire le sac... On quitte Mysore aujourd'hui (sans trop de regrets) pour changer un peu de décor et se rendre a Ooty, une petite ville dans la montagne a 155 km de la.
Dernier petit dej à Mysore
A la gare de bus, comme toujours c'est encore un sacre bazar. Des dizaines et dizaines de bus qui partent et arrivent sans arrêt dans tous les sens, des gens qui se faufilent entre chaque bus pour trouver le leur, les chauffeurs qui crient la destination de leur bus a tout va. On tourne dans tous les sens, on nous balade un peu de droite a gauche mais on finit par trouver le notre. Il est blinde, il reste une place assise. Du coup, on se la partage avec Audrey, un coup je suis par terre, un coup c'est elle.
155 km, on se dit que le trajet ne sera pas bien long. Mais Ooty est une petite ville a 2 240 mètres d'altitude. Les trois premières heures de trajet passent vite mais des que la route commence a monter et devient sinueuse, le bus a beaucoup beaucoup de mal! Et la, la vitesse moyenne de croisière tourne autour de 15km/h!
Mais en fin d'après midi, on y arrive. 1er constat : ça caille!! Je sors tout ce que j'ai de plus chaud (c'est a dire pas grand chose, un petit pull et un gilet) mais ça suffit pas, il fait vraiment trop froid. On trouve une auberge YMCA en haut de la cite. Ça me fait penser aux auberges d'Australie, je cherchais souvent cette enseigne car elles sont toujours agréables et propres. Et la, c'est le cas aussi. La nuit, je meurs de froid dans mon petit lit, la température avoisine les 0 degrés, on se croirait en France... :-)



























































