05 février 2009
Vie paisible a Auroville
Journée bien tranquille. A Auroville, on se sent au calme. On s'endort avec le bruit de la mer et on se réveille avec celui des oiseaux. On est bien loin des klaxons et de l'animation des villes.
On commence par aller a la mer, on ne se baigne pas malheureusement, l'eau n'est pas très propre alors on se balade au bord de l'eau.
On enfourche ensuite nos vélos qu'on a loués pour deux jours et on part pour une grande excursion dans les bois. On roule au rythme de nos pauses coca, glaces (chaleur puis gourmandise oblige), pause boutique et internet. Vraiment une chouette journée.
On passe un peu de temps avec Babu, c'est difficile de communiquer avec lui mais on se débrouille pas des gestes, des mimes. Il a vraiment une bonne tête et toujours le sourire (auquel il manque quelques dents...) Il a vraiment des mimiques drôles et nous apporte sans cesse des trucs a manger (cacahuètes, biscuits sales, morceaux de sucre, bananes etc...) Il est trop fort. On le prend en photo et quand il se regarde sur l'écran numérique, il éclate de rire, prend l'appareil avec lui et se touche le visage tout en regardant le petit écran, comme s'il se regardait dans un miroir! Il est vraiment trop fort.
Auroville, la cité idéale
Ca y est, on doit quitter Pondicherry. Avec un peu de regrets pour moi, je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai beaucoup aime cette ville, une atmosphere spéciale peut-être. On s’y est bien plu, on y a faut pleins de choses, on a rencontre 3 hindous tout gentils. C’était bien… Avant de rejoindre la gare de bus, on dit au revoir à Manu, Tilou et Chalou, dernières photos, dernières promesses de s’écrire. Manu me donne un sac de cacahuètes pour le voyage et on est parties. De la même manière qu’a chaque fois qu’on quitte des gens ici (je pense surtout à Laars et Sara, Marius et Chris, Rami, Julien et Fred, je suis bien triste…)
Quand on entre dans cette cité, on se plonge un peu dans un roman de science fiction… Je m’explique :
Auroville fut créée en 1968 dans un projet assez utopique, mais a la base très
louable : celui d’une cité universelle ou les hommes et les femmes de tous
les pays vivent en harmonie au dessus des croyances, des religions, des races,
en partageant tous leurs biens. L’idée est que la ville n’appartient a personne
mais a l’humanité entière. On y incite la recherche spirituelle et la méditation,
on y construit le futur en respect de la planète (utilisation de ressources
naturelles en NRJ, tri des déchets, agriculture bio, récupération d’eau de
pluie etc.…). De plus, la valeur d’un individu ne se traduit pas par sa
richesse ni ses biens matériels mais d’abord par sa connaissance de soi et sa spiritualité.
La ville est construite autour du Matrimandir, une sorte de grosse boule dore au cœur de la cite (un peu comme celle de la géode) qui symbolise l’unité et abrite un lieu de méditation. C’est autour de ce point de rassemblement que sont construites les différentes zones d’habitations ou les gens y vivent en communauté. Beaucoup se sont donc créées avec des noms aussi évocateurs que la communauté Aspiration, Fraternity, Gratitude, Serenity, Simplicity, Creativity, Acceptance etc…
Pour devenir un Aurovillien à part entière, il ne suffit pas de s’installer dans la ville, il y a tout un processus à suivre. Il consiste à passer une période de test de 18 mois dans une communauté à l’issue de laquelle, les membres de la communauté décide si oui ou non, la personne est digne de vivre parmi eux.
Cet endroit nous intrigue
vraiment beaucoup, c’est pourquoi on décide d’y passer deux nuits, en espérant
avoir e temps de capter un peu l’ambiance de la cité. On se trouve un logement :
sommaire mais pas désagréable : une hutte en bamboo, montée sur des
pilotis en pierre a 2m du sol. Le proprio, Babu, est un vieux monsieur tout
mignon qui ne parle pas anglais. Heureusement, le langage du corps est
universel…
On commence par louer des vélos pour aller un peu explorer la cité d’Auroville. C’est une ville très très étendue et entièrement boisée, si bien qu’on se croit constamment en foret. C’est vraiment le paradis des cyclistes : des petites routes bordées d’arbres et très peu de trafic. On parcourt plusieurs km, c’est un vrai bonheur. On arrive jusqu’au Matrimandir, le fameux cœur spirituel d’Auroville.
01 février 2009
Enjoying life in Pondi
Petit dej : iddyappam kuruma : ce sont des galettes de vermicelles vapeur avec une sauce. Comme d'hab, c'est un régal... Après une matinée peu productive, on décide de louer une mobylette pour faire le tour de la ville. J'ai mon permis avec moi donc je serai la conductrice. Audrey, derrière moi joue le rôle des rétroviseurs et des clignotants avec ses bras.
Conduire une mob en Inde, au beau milieu du trafic est en soi un vrai challenge! J'use et abuse du klaxon a la mode indienne, c'est a dire a tout-va et je me fond dans le nuage d'autos qui défilent. C'est pas facile, il faut faire attention partout. De tous les cotes s'emboîtent des tuk tuk, des mob, des voitures. Il y a aussi beaucoup de bus et de camions dont les klaxons a fond les décibels derrière moi ne manquent pas de me faire sursauter a tous les coups. Il y a des cyclistes aussi. Les piétons traversent partout, en même temps que les vaches qui circulent tranquillement sur la route. Je prend des chemins au pif, tournant au gré de mes envies, on verra bien ou ça nous mène...
Au bout d'une heure, on s'arrête pour faire le plein (je parle de notre estomac). Plus tard, on se retrouve sur la route d'Auroville. C'est une cite a une dizaine de km. Une ville très particulière mais qui fera l'objet d'un autre article car c'est assez incroyable. On roule jusqu'à la bas pour prendre toutes les infos nécessaires pour s'y rendre demain puis on rend la mobylette entière a la nuit tombée.
Le soir, on retrouve Manu, Tilou et Chalou, nos trois hindous du Rajasthan pour une bière sur le toit avant d'aller manger ensemble. Comme d'hab, la conversation est très agréable . On parle de leur rêve de se rendre en France. Je donne alors a Manu une petite tour Eiffel porte clef que je garde avec moi et, a son tour, il m'offre un très beau bracelet qui vient du Kashmir, une région ou il est allé en 2000. Ça me touche beaucoup, le bracelet est vraiment joli (et très lourd!). C'est parait-il un porte bonheur, il me fait promettre de ne jamais l'enlever...
L'heure tourne sur le toit et on descend pour trouver un restau mais Pondicherry est une ville qui se couche tôt et le seul endroit qu'on trouve est un snack qui sert des "pizzas". C'est la première fois qu'ils en mangent une et Audrey et moi avons la lourde responsabilité de choisir pour tout le monde. Résultat très moyen : les pizzas ne sont vraiment pas bonnes. Cette fois, ils nous laissent payer l'addition, c'est déjà ça!
C'est la dernière soirée a Pondi, demain on part pour Auroville. Ils sont vraiment tristes qu'on parte si vite. Manu me fait promettre de revenir a Jaipur ou il pourra me faire faire le tour de la ville et du Rajasthan. C'est pas facile de promettre ça mais je sais que j'en ai pas fini avec l'Inde, J'aime trop ce pays pour ne pas y revenir...















