03 juillet 2007
Et un carton!
Avant dernier jour en Nouvelle Zelande et toujours a Christchurch. Tous les jours jusqu'ici, la même remarque revenait a nos discussions : on a vraiment de la chance. C'est notre bonne étoile qui nous guide... Elle nous a tout d'abord amené un temps de folie qui nous a ensoleille nos plus belles journées, que ce soit aux deux glaciers, aux lacs Wanaka et Pukakai, au parc Abel Tasman, a Mount Cook ou le jour du saut en parachute. On a connu deux jours de pluie incessante qui furent nos deux grosses journées voiture, autant dire que l'on s'en fichait royalement. Cette bonne étoile nous a ensuite guidées chez des gens géniaux, chez Steven A Christchurch, dans la collocation américaine du bonheur a Nelson ou chez Kura et Donald, notre adorable couple néo-zélandais de Haast.
Mais voila qu'en cet avant dernier jour de notre voyage dans ce pays, elle a décidé de se rebeller... Nous n'avons eu aucun accidents avec le van, pas d'accrochages ni de grosses frayeurs sur la route (juste une vicieuse plaque de verglas), il fallait bien que ça arrive.. Ce matin, en chemin au supermarché, un feu rouge, un clignotant a droite, un virage serre et une voiture pressée traînant une grosse remorque et oui... ça cogne. Légère secousse pour nous, gros choc pour la carrosserie. Le coin de la remorque dans la porte du cote, on s'arrête pour constater les dégâts, c'est pas joli joli... L'autre chauffeur sort également, tout heureux de constater que sa voiture n'a pas un pet'. Forcement, c'est sa grosse remorque qui a tape. Il faut savoir qu'en Nouvelle Zelande, il est facultatif de souscrire a une assurance auto. Du coup, quoi qu'il arrive durant l'accident, c'est a chacun de payer les réparations pour SA voiture, peu importe qui est en tort. La notion de responsabilité étant inexistante, nous sommes donc les plus embêtées avec notre carrosserie abîmée. Heureusement, le jour de la location, après maintes hésitations et changement d'avis, on a finalement décidé de souscrire a une assurance complémentaire pour en cas d'accident, réduire la franchise a 500 dollars, au lieu de 1700. A deux, les dégâts nous reviennent donc a 130euros. En gros, le prix de 10 nuit d'auberges de jeunesse que nous n'avons pas payées malgré que l'on profite de leur installations, douches et cuisine. Peut être une bonne leçon de la part de bonne étoile?
Un peu dégoûtées au début, on relativise très vite et puis comme dit si bien Julie, "plaie d'argent n'est pas mortelle". On s'arrête sur cette belle phrase, c'est dommage de dépenser encore de l'argent pour cela, mais on ça aurait pu être pire...
02 juillet 2007
La boucle est bouclée!
Ca y est on est de retour au point de départ : Christchurch. On a fait notre tour de l’île tranquillement, et on a vu tout ce qui nous intéressait en dix jours. On savait pertinemment que nous n’aurions pas suffisamment de temps pour voir tout ce qui est décrit dans le routard et compagnie mais au moins, on aurait fait ce qui nous intéressait le plus, sans se presser, sans stress, en changeant continuellement notre itinéraire en fonction de l’état des routes et des conseils autours de nous. Finalement, timing parfait, on a même trois jours à Christchurch pour se reposer un peu. Ca fait vraiment du bien d’ailleurs de rester trois jours au même endroit, de ne pas faire de route dans la journée. On prend du bon temps, on se ballade, on visite la ville et les musées. C’est une ville assez sympa, même si elle manque peut-être de caractère. Trop grande pour la connaître vite et s’y sentir bien, trop petite pour le cachet d’une capitale.

1er jour des vacances d’hiver, c’est la fete des enfants sur la place de la cathedrale
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01 juillet 2007
Magnifique journee!!
Cette matinée se résume à deux magnifiques lacs, Tekapo et Pukaki, on se passera de commentaires sur leurs noms. Ce dernier est, je crois, le plus beau lac que je n’ai jamais vu. Je ne soupçonnais pas d’ailleurs qu’un lac puisse être aussi beau. Il faut imaginer une immense étendue d’eau d’un bleu profond et limpide, plus bleu encore qu’un beau ciel découvert, un bleu turquoise digne des îles Whitsundays, avec sur fond de toile, l’imposante présence des monts enneigés de Mount Cook.
Un peu plus loin sur la route, se trouve Mount Cook. Le décor change sensiblement, la couleur blanche comme la neige domine maintenant et la température perd quelques degrés. Nous voila au pied de la plus haute montagne de Nouvelle Zélande. On commence une ballade de deux heures qui nous emmènera assez haut pour pouvoir profiter du spectacle de la vue.
On s’octroie toujours en chemin des pauses, indispensables vue notre endurance… et l’on démontre une fois de plus que l’on peut s’amuser de rien.
Demi tour avant la nuit tombée pour rejoindre Christchurch dans la soirée.
30 juin 2007
Rapides nouvelles...
Deux jours plutôt calmes par rapport aux précédents, il faut de remettre des émotions... On continue tout de même a sillonner les routes de la Nouvelle Zelande et a découvrir toujours les richesses de ce pays magnifique.

Le tableau de la NZ : des moutons, des lacs, des montagnes...
On roule la journée avec beaucoup d'arrêts sur le chemin. Arrêt photo, arrêt ballade, arrêt café... Le paysage qui défile derrière la vitre est toujours beau, jamais plat, on longe de nombreux lacs et croise de nombreux moutons. On traverse les paysages vallonné du seigneur des anneaux.
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Moreaki Boulders : sans trop savoir le pourquoi du comment, ce sont de grosse boules echouees la sur la plage, differentes formes, couleurs et grosseurs.
On arrive toujours le soir a démontrer notre savoir-faire question incrustage dans les backpackers pour se doucher et passer la soirée au chaud dans la salle TV ou le salon. Bref, on passe du bon temps, plus que quelques jours avant de rejoindre l'australie et l'on aura fait le tour de l'île du Sud.
28 juin 2007
SKYDIVE !!!
Au réveil, ma première pensée aujourd'hui va au skydive. Je m'imagine sauter de l'avion, tomber, j'imagine cette sensation vertigineuse que l'on doit ressentir au moment ou l'on quitte l'avion, ce mélange de peur, d'excitation, d'angoisse, de curiosité et d'euphorie.
Et puis je réalise que j'ai vraiment peur... mais c'est trop tard maintenant, on en a trop parle, on a trop débattu, on s'est trop dit “on va le faire”, on ne peut plus changer d'avis. On a rien réservé, rien paye certes, mais on sait que c'est aujourd'hui ou jamais. Je regarde Julie et je sens qu'elle a le meme feeling.. Allez, on se pousse mutuellement et l'on part réserver un saut en parachute pour aujourd'hui. A peine sorties du magasin, on part dans la demi heure, c'est pas plus mal, on n'a pas vraiment le temps de réfléchir...
On nous emmène en bus dans cette petite prairie a quelques kilomètres de Queenstown ou se trouve notre “avion”. J'aime mettre ce mot entre guillemets car il ressemble plus a un lego qu'a un véritable appareil qui peut voler...
De la, ils nous harnachent de combinaison, baudriers et compagnie. On sent le moment approcher dangereusement vite...
C'est le genre d'instant ou l'on se pose cette fameuse question : POURQUOI ?? Pourquoi j'ai eu cette idée stupide de vouloir sauter d'un avion en marche a 12000 pieds? Et puis en meme temps, je sais que je ne peux plus faire demi tour. Mais je ne veux surtout pas faire marche arrière. Au contraire, je veux sauter, je veux vivre ça mais j'ai toujours ce sentiment de peur et d'excitation. C'est très bizarre, je regarde Julie, on est bien pale toute les deux puis l'on monte dans l'avion.
Environ 10 minutes de vol, 10 minutes intenses durant lesquelles je suis incapable de penser. J'ai imagine ce moment dans ma tête des millions de fois et la, me voici en scène. J'essaie de profiter du paysage par le hublot qui est vraiment magnifique, ces montagnes enneigées, ce lac bleu en dessous de nous, mais je n'y parviens pas et je sens mon coeur qui bat de plus en plus fort. Je demande 1000 fois a mon accompagnateur si je suis bien attachée, lui repose 1000 fois les mêmes questions, s'il a bien le parachute (!), il me rappelle les dernières recommandations que j'oublie aussitôt. Il me parle pour me calmer mais je n'entend rien.
Puis, on sent l'avion se stabiliser. Oops, ça y est nous sommes a 12 000 pieds. La porte s'ouvre laissant pénétrer le vent dans un bruit sourd. Je ne sens même pas le froid. Il fait pourtant -20 degrés. Julie est la première a sauter, je la vois s'approcher de la porte et s'asseoir sur le bord. Un dernier regard et en moins d'une seconde, la voila partie. Ça veut dire que c'est mon tour, on s'approche du bord, je n'ai même pas le vertige. C'est sûrement trop haut pour évaluer la distance, je remarque juste que la vue est splendide et je me dis, ça y est, tu vas le faire... Je suis assise sur le bord de cet avion puis je sens mon corps basculer dans le vide. Au moment ou mon pied quitte la marche de l'avion et mon corps part, c'est le bonheur!! Le paysage tourne dans tous les sens autour de moi, on tourne en l'air l'espace de quelques secondes, la je ne sais plus ou est le ciel, ou est le sol ni même ou je suis.
Puis, nous voila en position skydive, sur le ventre en chute libre. Sensation indescriptible, c'est trop bon!!! J'essaie de profiter de la vue le plus possible et de me rappeler de la sensation que j'éprouve. Je flotte, je vole et je tombe en même temps. Je sens le vent a une allure folle dans un bruit énorme, il s'engouffre dans ma bouche, je sens mes joues se remplir d'air, et il me frappe presque le visage. C'est comme dans un rêve, a demi conscient de ce que l'on est en train de faire, je m'éclate! Je suis complètement fascinée par ce sentiment de liberté, de folie, par ce paysage magnifique et j'essaie de profiter un maximum, de me souvenir de ce que je ressens au moment même ou je vis cette expérience. Puis on tourne plusieurs fois a 360 degrés comme pour une dernière vue d'ensemble du paysage et puis je sens une pression sur moi, le parachute s'ouvre...
45 secondes de chute libre déjà! Non!! Je ne veux pas, je veux continuer de tomber... Que ça passe vite! La descente ensuite se fait très rapidement, mon instructeur tirant les manettes l'une après l'autre très fort pour donner plus de sensations et virer a gauche puis a droite très vite. Un peu mal au coeur tout de même a la fin...
Une fois les pieds sur le sol, ma première réaction si j'avais eu de l'argent aurait été de repayer et remonter pour recommencer tout de suite!
Bref, vous l'aurez compris : EXPÉRIENCE GÉNIALE!!
Faites le! Tous ceux qui me lisent et aimerai le faire, je ne peux que vous y pousser a fond. C'est l'une des choses les plus folles que j'ai faites de toute ma vie mais c'est aussi l'une des meilleures. Il faut connaître ces sentiments, cette peur avant, cette angoisse dans l'avion, cette folie et cette euphorie pendant le saut puis cette déception en atterrissant car c'est déjà la fin...
J'en reviens, c'était il y a seulement une heure et j'étais obligée d'écrire de suite mes impressions et tout ce que j'ai ressentit pendant le saut. Je ne veux pas oublier et je veux transmettre. Mon écriture est sûrement fouilli et je ne sais même pas si c'est compréhensible car mes doigts glissent sur le clavier au fil des phrases mais je vais tout de même laisser cet article tel quel car je pense qu'il reflète bien mon état d'esprit de ce moment même...

Avant le saut, légèrement crispées tout de même...
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Et après... tout de suite, ça va mieux...
27 juin 2007
Sur la route de Queenstown
Un bon lit, une chambre chaude et un petit dejeuner tout pres pour nous le pied a peine en dehors de la chambre. Kura, la femme nous a prepare des toasts, des oeufs poches, des cereales et the et cafe! Mille merci encore une fois a notre charmant couple Kura et Donald et l'on part pour Queenstown.
La route qui y mene est au debut assez glissante a cause de la neige mais tout a fait praticable car elles ont toute ete salees et l'on croise pleins de vans et de camping car sur la route donc ca nous rassure.
Une fois traversees les montagnes jusqu'a Wanaka, la route qui mene a Queenstown est magnifique car l'on longe deux lacs d'une immense etendue bleue bleue bleue sur fond de montagnes enneigees.
On arrive enfin a Queentown a la tombee de la nuit, ville legerement excentrique a cette epoque de l'annee. Forecement, c'est la plus grosse station de ski et etant en plein hiver, il y a beaucoup de touristes et de skieurs. Je retrouve cette ambiance de vacances d'hiver, les gens dans la rue bonnets et skis aux bras, les restaurants bondes le soir, de l'animation dans les rues, bref, j'adore cette ambiance. Et puis les citadines que nous sommes etions tout de meme contente de retrouver une ville digne de ce nom avec plusieurs magasins, des bars, un supermarche, des gens dans la rue, un Macdo... de la vie quoi!
Ah oui, il faut savoir aussi que l'on meurt d'envie de faire un saut en parachute. Queenstown est LA ville de Nouvelle Zelande de sports extremes et la Nouvelle Zelande est l'endroit du monde ou l'on pratique ce sport le plus. On en parle depuis longtemps et l'on se rend soudain compte que c'est demain ou jamais. Hum hum, d'un coup, on fait moins les fieres. On s'inscrira (ou pas) demain...
Et puis on voit JB! Ca fait trop plaisir de le revoir! Dire que ca fait deja 4 mois qu'on s'est quitte a Sydney, sans vraiment savoir quand on se reverra. Il est la pour la soiree seulement et s'en va demain pour Wanaka continuer a assouvir sa passion du ski dans les differentes montagnes neo-zelandaises.
26 juin 2007
Super journee
Une nouvelle journee qui se resume a 550 kilometres, 1000 photos, 3500 calories, 200 moutons, 15 lacs et 2 glaciers. Je m'explique :
On se reveille tot dans notre van 4 etoiles et l'on attaque directement la route. Meme pas besoin de mettre un pied dehors, la temperature nous rebute... On s'arrete plus tard pour un petit dej sur le lac Moeraki. Avec les lumieres du matin sur l'eau, l'ambiance est on ne peut plus paisible. Petite toilette et on continue jusqu'au prochain lac qui se nomme cette fois : Ianthe (on n'a pas idee d'aller degoter des noms pareils...)
Je conduis ensuite jusqu'au premier glacier : FRANZ JOSEPH. On a le choix entre une ballade d'une heure et une autre de 4h30. Sportives comme pas deux, on optera pour la premiere avec l'excuse que l'on a pas de chaussures non trouees pour grimper dans la neige.
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A 30 km d'intervalle se trouve le deuxieme glacier : FOX. De la, on repart pour une autre petite marche et l'on peut approcher le glacier de tres pres. On sent le frois de plus en plsu au fur et a mesure que l'on s'en approche mais la vue vaut vraiment le coup...
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De nouveau sur la route, comme toujours on n'est pas vraiment derangees par les embouteillages. On fait bien sur nos rituelles pauses photos des que l'occasion se presente et l'on croise deux villages, 4 voitures peut etre un pieton et 200 moutons. Disons juste que le mouton est a la Nouvelle Zelande ce que le kangourou est a l'australie, environ 4 par habitants...
La route devient dangereusement glissante par endroit, trop de verglas et notre van n'est malheureusement pas un 4x4... Du coup, un plaque de verglas mal placee et hop...je perd tout controle du vehicule et je le sens partir involontairement vers le bord, un peu trop pres... je parviens neanmoins a redresser les roues et l'on fait une belle queue de poisson pour se retrouver le cul du van dans l'autre sens de la route. Ca fait un drole d'effet sur le coup mais ne roulant vraiment pas vite, il ne pouvait rien nous arriver. Une fois tout le looping termine, il faut relacher le stress, grosse crise de fou rire dans le van, c'etait surement nerveux... Je reprend le volant, pour le coup encore plus precautioneusement et, comme quasi tous les jours a cette heure la, on fait un arret coucher de soleil. Ce soir, ce sera sur l'ocean.
On arrive ensuite a Kaas on l'on projette de passer la nuit. Comme d'hab, on se trouve un bar ou l'on profite d'une cheminee. Un couple assis a quelques metres mangent tranquillement leur diner tandis que nous nous rechauffons de notre chocolat chaud. Je ne sais si notre apparence nous trompe ou si nous avions l'air de deux jeunes filles affammees (ce qui n'etait, je vous rassure, pas du tout le cas), mais la femme nous apporte tres gentiment sa basket de frites. On ne pourrait quand meme pas refuser... Quelques minutes plus tard, cette meme femme, d'une cinquantaine d'annees revient vers nous et entamme la conversation. Elle est allee a Paris l'annee derniere et nous raconte ce voyage qu'elle a adore puis elle nous parle de ces enfants, de sa vie etc... Elle est vraiment tres gentille et c'est comme ca que l'on finit par dormir chez eux. Decidemment, on a beau voir plus de moutons que de neo zelandais, ceux que l'on rencontre sont vraiment geniaux, et l'on est toujours surprise par leur sens de l'hospitalite. Car non seulement ils nous ouvrent leur porte de maison grande ouverte, mais aussi nous offrent une chambre pour nous nous donnent cafe, the, chips et toasts, sont soulages d'apprendre que l'on mange des cereales au petit dej car ils en ont dans leurs placards, et s'excusent car il n'y aura de l'eau chaude pour la douche que le lendemain matin...
C'en est meme genant et on se savait plus quelle attitude adopter. Que faire pour les remercier si ce n'est dire merci 50 fois? Ils nous donnent des conseils pour la route et l'itineraire a suivre etc... bref, des gens vraiment supers.
25 juin 2007
Journee route...
Il faut dire au revoir ce matin a Keith, Julie, Gardner et Hannah. Nous nous souviendrons pendant longtemps de leur hospitalite abondante et de leur gentillesse.
Aujourd'hui sera une journee route pour Julie et moi car on prevoit de rejoindre les deux glaciers : Franz Joseph et Fox. Une longue route nous attend donc.
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On sarrete en chemin aux Pancake rocks qui sont de grosse formations rocheuses en bord de mer. L'eau dechainee s'engouffre dedans et vient se plaquer contre les parois dans un bruit enorme. Beau spectacle en tout cas, surtout au coucher du soleil...
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Notre journee se terminera a Greymouth ou nous passerons la nuit dans notre van, Julie, moi et nos bouillotes...
24 juin 2007
Vive l'hospitalite!!
Drôle de sensation ce matin, on se réveille dans cet hôtel tout mignon au milieu des montagnes, et je regarde par la fenêtre, c’est vrai, je suis à la neige… Quand je pense qu’hier soir, je dormais au bord de la plage…
Comme on le pensait, notre bonne étoile ne nous a une fois de plus pas fait faux bond, les routes sont totalement dégagées, la neige a fondu un peu partout mais le paysage et les arbres restent blancs.
Il faut maintenant sortir le van pour rejoindre le lac Rotitua à 2 km. Ce n’est pas une mince affaire, on est garées en pente et le sol est totalement verglacé. Le propriétaire de l’hôtel, sans même lui demander quoi que ce soit vient à notre aide. Après de veines tentatives, le van patine complètement, il part chercher son 4x4 et nous tire à l’aide d’une corde pour nous remettre sur la route.
Arrivées au lac Rotitua, on devient des gamines qui voient de la neige pour la première fois. Le paysage est vraiment superbe, le lac est entouré de montagnes enneigées.
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Trouvez l’arc en ciel
Les quelques rayons de soleil nous réchauffent le visage mais nos pieds, dans leurs baskets trouées peu adaptées aux conditions climatiques d’un hiver néo-zélandais restent gelés.
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Après 50 photos et quelques boules de neige, on s’apprete à repartir. Et là, évidemment, ce qu’on craignait arrive de nouveau… En marche arrière, le pied à fond sur l’accélérateur, rien à faire, le van patine sur le sol verglacé et refuse de bouger. Même pas besoin de demander, en moins de deux, 5 personnes se retrouvent en face de moi, en train de pousser le van pour nous dégager.
De nouveau sur la route, on roule 300 bornes vers le Nord ponctuées de nombreuses pauses photos.
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On arrive ensuite au Nord Ouest du pays, dans la péninsule d’Abel Tasman. De là, on part pour une petite marche de 2h qui nous conduit à de charmantes baies sur l’océan.
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Ce soir, nous dormons de nouveau en couch surfing à Nelson, dans une maison on ne peut plus accueillante. Nos hôtes, Keith, Gardner, Hannah et Julie, respectivement 3 américains et une canadienne nous accueillent à bras ouverts. Une ambiance chaleureuse et conviviale règne dans cette petite maison aux murs repeints de leurs mains. A peine passé le pas de la porte, nous sommes accueillies par leurs acclamations dans leur chez-eux où le feu dans la cheminée et le plat dans le four nous attendent. De suite, on se sent à l’aise et l’on devine qu’une super soirée se prépare…

Nous deux avec notre hote Keith Keith, Gardner, Julie et moi
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Ca réchauffe vraiment le cœur de savoir qu’il existe des personnes d’une gentillesse pareille qui offrent l’hospitalité de si bon cœur sans rien attendre en retour que de rendre service, de faire de nouvelles connaissances et d’en apprendre toujours sur les autres, même si ca veut dire qu’ils doivent se serrer pour nous faire de la place. Habitués à recevoir très régulièrement des couchsurfers chez eux, c’est un moyen pour eux de rencontrer des étrangers et de « rembourser » le fait d’avoir eux-mêmes voyager par ce biais lors de leurs voyages respectifs. Ils sont quatre jeunes, tous étrangers, tous globe-trotters, un peu fauchés, dont la passion du voyage les rassemble. Leur maison est à leur image, chaleureuse, les murs colorés et repeint de leurs dessins ou de leurs messages. Nous ne serions pas parties sans laisser une trace de notre passage dans cet endroit magique. Julie s’en est chargée et le message qu’elle aura laissé sur le mur résume totalement notre état d’esprit à ce moment.
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Julie et Keith
23 juin 2007
De Kaikoura a St Arnaud
Super bonne nuit ! Pas froid du tout, le van est très confortable, on a dormi 10h ! Ca faisait un bail que je n’avais pas fait une nuit aussi longue…
Nous nous reveillons donc à Kaikoura, une petite ville au Nord de Christchurch qui est très frappante par la proximité de paysages si différent. Ici, les montagnes enneigées se jettent dans la mer. C’est superbe. En haut de la colline de la ville, la vue sur la peninsule est magnifique avec la mer d’abord et les hautes montagnes en deuxième plan.
On reprend la route toujours pour le Nord jusqu’à Blenheim. Sur le chemin, on traverse des kilomètres et des kilomètres sans traverser aucunes villes, villages ou même patelins. C’est un pays très peu peuplé (6 millions d’habitants les deux îles confondues, dont seulement 1 .5 million dans l’île du Sud). Le paysage qui défile derrière la vitre est vraiment beau et l’on ne peut s’empêcher de s’arrêter tous les 10 mètres pour admirer et prendre des photos. On est heureuses de voir des montagnes et de la neige. Ce n’est pas en Australie que l’on aurait pu en voir beaucoup et en plus, découvrir le pays sous cet angle, même s’il fait froid, lui donne un certain cachet.
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On se dirige ensuite vers le lac Rotoiti qui se trouve dans la partie Nord, à mi chemin entre l’Est et l’Ouest de l’île. Plus nous roulons, plus nous grimpons, nos oreilles se bouchent, le van a du mal en montée et on prend beaucoup d’altitude. En l’espace de quelques minutes, nous voila au beau milieu d’un paysage tout blanc. De la neige partout autours, je me crois au ski, sauf que je suis loin du Jura ! On s’inquiète un peu car la nuit est tombée depuis longtemps, il fait de plus en plus froid et les flocons de neige tombent nombreux… Je commence à paniquer légèrement, mais qu’est ce qu’on est venues faire ici ?? Julie, très terre à terre dans ces moments là, me rassure tout simplement et se fait voix de la sagesse : pas de problèmes, il ne faut pas dormir dans le van si l’on ne veut pas geler, on s’arrête et l’on prend un hôtel. Dans la ville de Saint Arnaud, une petite ville de montagne reconvertie en station de ski pour l’hiver, un backpacker nous tend les bras pour la nuit et l’on y passe une soirée chaude en croisant les doigts pour que les routes soient ouvertes le lendemain et que l’on ne se retrouve pas coincées ici. On fait confiance à notre bonne étoile…



















































































