18 août 2007
Le meilleur de 3 semaines en Thailande :

Koh Phi Phi, decor paradisiaque

Relax a Bangkok : shopping, massage et Starbucks
A nous le LAOS !!
Dernier jour en Thailande, c'est le moment ou jamais de se faire faire un tailleur sur mesure. Jamais fait ca de ma vie moi, les ensembles Zara m'ont toujours convenu! Mais la, pour moins cher, autant en acheter un fait specialement pour moi :) C'est trop appreciable. Moi qui suis super chiante en ce qui concerne les fringues, je pouvais demander, plus long, trop serre, plus cintre, moins large blablabla. Apres 3 reprises, on y arrive, du sur mesure...
Demain, on part pour le Laos. 6 heures de bus pour rejoindre la fontiere laotienne a Chiang Khong et nous y sommes. La thailande c'est fini, je serais bien restee encore un peu mais le temps passe et d'autres contrees m'attendent ;) Ca aura ete une tres belle page de cette annee. J'ai l'impression d'avoir vecu ce sejour a 1000 a l'heure tellement on a fait de choses differentes... Phuket et ses plages, Koh Phi Phi, Surat Thani et Olivier, Koh Phangan et notre bateau prive, la meditation chez les moines, Bangkok et nos journees shopping-promenade-massages, Chiang Mai et les cours de cuisine, le saut a l'elastique, le match puis les cours de boxe, le trek et les elephants...
Super souvenir de la Thailande. Des gens vraiment gentils avec nous, des plages a en couper le souffle (je pense a Koh Phi Phi), des villes tres polluees certes, mais tres animees et agreables (Chiang Mai de taille humaine pourrait etre sympa a vivre), le meilleur shopping de toute ma vie, de la nourriture extreme (tres bonne ou imonde des fois), des massages et des soins dont je me souviendrai, du marchandage partout et pour tout (on n'a pas encore fini de ce cote), des experiences inoubliables (je cite les moines et le saut a l'elatique), des fou rires a en avoir mal au ventre entre nous, un mix de tout ca qui associeront toujours la Thailande a un sejour extra!
Esperons que le Laos suive le meme chemin...
17 août 2007
Boxeuses professionnelles
On apprend aujourd’ hui a boxer. J’ai toujours voulu apprendre ce sport, a la diffe้rence de la boxe francaise iou l'on se sert uniquement des poings. En Thailande, les coups de pieds, de coudes et de genoux sont permis. On fait donc une lecon de 2h avec un prof particulier pour nous deux. Il est super gentil avec nous, prend son temps et nous explique patiemment les astuces. On apprend de nombreuses prises ainsi que les combinaisons. C’est un ancien boxeur professionnel a la retraite qui est maintenant le coach de quelques boxeurs thailandais. Il n’a pas l’habitude de donner des cours a deux petites francaises debutantes et s’occupe tres bien de nous.
Il nous enseigne pleins de prises, on a tape dans le punching ball des centaines de fois, on se defoule dessus de nos poings, pieds, genoux et coudes. On s’eclate, on tape dans tous les sens, on se creve toute seule. Il nous fait ensuite monter sur le ring et on enchaine avec plusieurs series de matchs contre lui. On avance, on recule, on tape du poing, on l่eve les pieds, on enchaine les coups, c’est terrible.
2h crevantes qui nous ont fatigue a fond mais qu’on ne regrette en aucuns cas, c’etait trop bien. On sort litteralement casses en deux avec une idee en tete : une douche et un massage… ;)

A gauche : notre super coach (souviens pu du nom...)
15 août 2007
Saut a l'elatique : de challenges en challenges...
Après le saut en parachute, on s'était dit en plaisantant : prochaine étape?? Saut a l'élastique bien sur! C'est cela ouiiiiiii tu ma bien regarde?? Et puis au fur et a mesure, on en parle, on en rigole, l'idée travaille et fais son chemin. Elle deviens une possibilité, pourquoi pas, peut être un jour blablabla jusqu'à hier... L'occasion s'offre a nous de le faire ici, a Chiang Mai, on peut en plus sauter toutes les deux en même temps. On regarde 1 000 fois la brochure, on se pose toutes les questions possibles, et puis de toute évidence, on a toute les deux envie. On aime se lancer des défis et relever des challenges. Un petit sourire, on se sert la main. Ok, on le fait demain...
Je préférai ne pas informer sur le blog avant ce jour de peur d'en inquiéter certains alors qu'il n'y a pas lieu. Ça fait peur certes, mais c'est sur. Je préférais l'annoncer après coup, voila c'est fait. Et puis ce fut décidé un peu a la dernière minute, ne m'en voulez pas...

C'est maintenant le plus dur...
Ce matin, on part a 10h sur le lieu du saut. Un lac, a notre grand regret peu profond (toujours pour "le cas ou...") et une grue haute de 50 metres. Ça n'est pas très haut non plus, faut pas pousser... Dans le taxi pour s'y rendre, une petite boule au ventre. Je m'imagine me jeter dans le vide et j'ignore si j'en serai capable. A la différence du saut en parachute, ici c'est moi qui fait le geste un peu suicidaire de me jeter délibérément moi même dans le vide. En parachute, je suis attachée a quelqu'un qui fait tout. Je n'ai rien a faire et surtout pas a me jeter... c'est le pas le plus dur...
On est trois a vouloir sauter. Julie et moi qui sautons en tandem sommes les premières. C'est mieux, moins de temps pour réfléchir! On nous attache les pieds avec la corde et on se mets en place dans le petit ascenseur qui nous monte en haut de la grue. Ça monte, ça monte, c'est si haut que ça?? Ça s'arrête quand?? Ça na va pas du tout la. J'ai peur, j'ai très très peur. Julie a cote est aussi très pale. Arrivée en haut, je ne peux pas. Je ne veux pas me lever, je ne veux plus sauter! Quelle sensation bizarre. Je suis pétrifiée et en même temps j'ai envie de sauter, j'ai envie de l'avoir fait. Je sais pertinemment que c'est trop tard maintenant, je ne peux plus faire marche arrière et plus j'attends, pire ce sera mais c'est trop flippant!!! Et la, pareil que pour le saut en para, je me dis "pourquoi"??? Quelle idée saugrenue de vouloir faire ça et me jeter dans le vide! Une chose me rassure, Julie est avec moi, on est attachée ensemble et on saute en même temps. Elle aussi a très peur ce qui me rassure considérablement car au moins, on est deux dans le meme panier! Elle est determinee a le faire malgre sa peur et son vertige et attends patiemment que je sois prete. Au bord du vide, la corde au pied, on se tient chacune dans nos bras puis après 15 minutes d'hésitation, de "on y va, non stop j'ai peur", 1ere tentative : on compte "3", "2" "1" nonnnnnnnnn j'ai peur!". Oops c'est sorti tout seul... Ok on le refait, "3" "2" "1" "bungy"! Aaaaaaaaaaaaah La tête sur l'épaule de Julie, je ferme les yeux et je me sens basculer, je sens je sens mon corps qui part en avant et perds tout son équilibre, je sens mes pieds qui lâchent le bord, je ne peux plus rien contrôler, je suis dans le vide. Chute libre de 50m qui passe le temps d'un eclair puis on sent la corde se tendre et nous remonter, je crie le plus fort possible, ça me soulage au détriment des tympans de Julie. Après le premier rebond, nous revoilà remontées bien haut de nouveau et hop c'est reparti, on retombe, la corde se tend et se détend comme ça pendant deux minutes, laissant le temps au sang de nous monter a la tête, puis on redescend doucement sur le sol. Gros cri de joie, c'était trop trop trop bien!!
Ça y est on l'a fait, on est toute contente et on peut enfin laisser retomber toute la pression, nous soûler entre nous de nos paroles et échanger nos impressions.
On est trop contente de l'avoir fait.
Le referai-je?? Pourquoi pas. On élèvera un peu la difficulté.. toute seule et plus haut?
On a eu notre dose d'adrénaline pour aujourd'hui, on passera le reste de la journée a faire ce pour quoi nous sommes très forte : déambuler entre les stands du grand bazar de Chiang Mai...
14 août 2007
Trekking : elephant ride et bamboo rafting
Une nouvelle journée se passe et toujours bien remplie dans l'emploi du temps.
On part en mini van avec 8 autres personnes pour explorer un peu la faune thaïlandaise... Première petite rando bien fatigante dans la jungle pour arriver a un petit village : Karen Village ou les gens vivent en totale autarcie, loin de tout et se suffisant a eux même. Enfin, plus depuis que les touristes dans notre genre viennent leur rendre visite et ramènent des souvenirs...
Vient ensuite l'attraction de la journée : la promenade a dos d'éléphant. Cétait très marrant de les monter mais la balade ressemblait en tout point a ce que je craignais : ça reste ultra superficiel et très très touristique. Ça ressemble a une usine et une fois que je descend de l'éléphant, c'est a peine s'il n'y a pas 3 autres vans remplis de touristes qui attendent leur tour. Mais bon, comment faire autrement? C'est normal et même avec ça j'ai adore me balader en éléphant et pouvoir les voir de près, se laver avec nous dessus et arroser tout le monde, nous cracher dessus avec leur trompe, les nourrir de bananes et cannes a sucre, même si je déteste la façon dont ils sont traites. Si le touriste n'achète pas les bananes pour l'animal, celui ci se fait frapper pour avancer. Moyen moyen...
On reprend la route après une heure avec les éléphants, on se dirige vers une cascade puis tester le bamboo rafting dans la rivière. Cétait super marrant. 3 radeaux avec nous dessus et 3 accompagnateurs qui guident le "bateau". Ils n'ont jamais du avoir un groupe aussi dissipe. Tout le monde poussait les autres et même les guides a l'eau, on se faisait couler entre nous, c'était un grand n'importe quoi!
13 août 2007
Thai cooking et thai boxing!
Journée très instructive. Au programme : cours de cuisine thaïlandaise et combat de boxe thai.
Sept. 'est le nombre de repas que l'on aura fait aujourd'hui! Tout commence au marche fruits et légumes ce matin. La prof nous montre les différentes épices, et nous expliques la différence entre certaines herbes et certaines saveurs. Elle nous fait sentir des choses bizarre, des pâtes qui puent, des odeurs de poissons séchés et d'oeuf pourri qui retournent un peu l'estomac!
Nous sommes un groupe d'une dizaine de personnes et après avoir dégoté tous les ingrédients nécessaires pour nos leçons, nous partons en classe...
On apprend tout d'abord a faire la spécialité thaïlandaise, celle que l'on trouve partout, au restau, au marche, dans la rue : la Pad Thai. Ce sont des nouilles fraîches cuisinées avec du tofu, des on ions, un oeuf, des herbes, des pousses de soja et une sauce noire. Délicieux! Pour un premier plat, on est très fières de nous! On enchaîne ensuite avec des nems au légumes et une soupe épicée au piment. très spécial ce dernier. Ca pique...
A ce stade de la journée, on en est déjà a trois repas, on a vraiment plus faim. Mais on cuisine ensuite un poulet coco, puis un poulet a la noix de cajou. Pour moi, ce sera la version végétarienne avec du tofu. Notre prof est une thaïlandaise super dynamique avec un humour très très drôle. On a tout le matériel a dispo, tous les ingrédients et chacun cuisine dans son wok avec sa gaziniere. Elle nous apprend a enflammer le wok avec les onions pour faire cuire les légumes. Ça fait une grosse flamme et ça chauffe la salle entière. C'est marrant, on applaudit et on s amuse bien!
Par contre, leur cuisine a beau être excellente, elle est aussi très très grasse. tout est fris et refris, les aliment dégorgent presque d'huile. C'est ptet pour ça que c'est bon aussi...
Après les 5 repas, on est tous KO et une petite pause digestion s'impose d'elle même... On termine par deux desserts : bananes coco et un pudding de riz a la mangue.
6h de cours de cuisine a aller de la gaziniere a la table a manger, même notre sueur sent le poulet! On rentre très satisfaite de notre petite journée, avec notre livre de cuisine. Je ne suis certainement pas devenue un cordon bleu, loin de moi cette idée la, mais au moins, je pourrai peut être me tenter a quelques spécialités en rentrant a la maison, si personne na peur de faire cobaye...
Ce soir, on se rend voir un match du sport national : la boxe thaïlandaise. je n'ai jamais assiste a ce genre de spectacle, Julie non plus et on était super contente de pouvoir vivre ce "show"en direct. C est comme je l'imaginais, comme on le voit dans les films : des chaises, des bars autour et au milieu de la salle : un ring. la soirée commence par des combats d'enfants, partie que nous n'avons pas du tout aime. Ils n'ont même [as 7 ans et se bastonnent déjà comme s'ils en avaient 18. Qu est ce qu'ils font la?? C'est tellement impressionnant. Petits peut être mais alors ils savent se battre! Je pense a mon frère, aux petits que je gardais, je les imagine au milieux. Nope ça ne me plaît pas. On assiste a plusieurs matchs de petits de 8 a 15 ans.
Sans transition, en attendant LE spectacle de la soirée, un match d'adultes : Thailand VS England, on a droit a un spectacle de cabaret! Des "lady boys"trop belles d ailleurs nous font un petit show pour préparer les spectateurs. J aurais pas cru pouvoir associer les deux spectacles! Ma foi, pourquoi pas...
Arrive enfin le match tant attendu. Le thaïlandais est tout fin, on voit presque ses os tandis que l anglais est tout baraque. Il a des bras plus gros que mes deux cuisses! La sonnerie retentit et c'est parti. La, ça devient vraiment impressionnât. Une droite, une gauche, un coup de pied évité, ils se bastonnent dans tous les sens comme si tous les coups sont permis et chaque coup parait si fort, surtout lorsqu'il vient de l'anglais. Ça crie dans la salle pour encourager le thaïlandais bien sur mais celui ci se fait massacrer par les poings de son adversaire qui réussira a la mettre KO. Vu la force et la rapidité de ses coups de poings, pas étonnant que le pauvre ne puisse plus se relever. L'arbitre compte, il ne se relève pas. Ce soir, c'est l Angleterre qui gagnera et toute la salle est dégoûtée.
11 août 2007
Chatuchak market
Dans le train de nuit pour Chiang Mai, aujourd’hui était notre dernier jour a Bangkok qui fut une étape super agréable de notre voyage. Nous avons passe la journe้e au Chatuchak Market, le plus grand marche d’Asie du Sud Est. On marche des heures durant dans cet immense bazar sans en avoir parcouru le quart a la fin de la journée. Trop de tentations, fringues, accessoires, lunettes, sacs, bijoux, nourriture, décorations, tissus, chaussures etc… On trouve de tout, des objets artisanaux aux instruments de musique, fleurs, animaux et équipements militaires. C’est dans ce genre d’endroits qu’on aimerait faire péter la carte bleue ! Je suis d'ailleurs repartie un peu plus chargée qu'en arrivant, les poches pleines de bidules d'absolument aucune utilité!

Après plusieurs heures a y déambuler, c’est l’heure de repartir récupérer les sacs a l’hôtel et se diriger vers la gare. Comme toujours ici, on prend le bus, c’est tout aussi rapide que les tuk tuk et on aime ça. De cette manie่re, on peut voir la ville, parler aux gens et observer la vie locale autour de nous. Ici, le bus ne perd pas de temps et ne s’arrête jamais, même lorsqu’il dépose et prends des passagers ! Le chauffeur ne passe jamais par la case point mort. Comment fait-on pour monter dedans ? Le procédé est simple : le bus ralentit leg่erement devant l’arrêt, il ouvre ses portes et l’on saute dedans ou dehors. Comme dit Gad Elmaleh, c’est pas nous qui prenons le bus, c’est le bus qui nous prend !
Après l’étape Bangkok, le poids de mon sac s’est bizarrement multiplie par deux ! Un long trajet nous attend pour rejoindre Chiang Mai de 22h a 13h demain midi. 15 heures de train pour faire 400 km, je m’attends au pire…
09 août 2007
Bangkok
On part ce matin sans regret de Suan Mokkh, malgre la derniere tentation de la nonne sans succes de nous retenir tous les quatres. Nos chemins se separent de celui d’Olivier et l’on se quitte avec la promesse de se retrouver a Hanoi dans quelques semaines.
Sans transition, apres quelques heures de train, on passe du silence regnant de Suan Mokkh a l’excentricite de Bangkok, le grouillement de monde dans les rues, l’eblouissement des enormes panneaux publicitaires lumineux et des neons colores, le bruit de la ville, des klaxons, et l’odeur des pots d’echappement. Changement radical de de้cor mais ca nous plait…
Bangkok est une ville enormissime. Ou que l’on aille, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, il y a toujours de la vie, de l’animation, des gens dans la rue et du bruit. C’est une ville moderne qui parait en meme temps ancienne. On y trouve a la fois des centre commerciaux et des grandes places magnifiques, mais aussi des rues sales, les trottoirs ne sont jamais finis, les poteaux sont relies de fils electriques emmeles etc…
Notre hotel se situe a Khao San Road, certainement LE rendez-vous des touristes, mais un quartier qui nous enchante tout de suite : magasins a perte de vue, bars et restaurants, vendeurs de bric a brac qui nous tendent les bras et nous permettront plus tard d’assouvir notre boulimie d’achats, fringues, bijoux, accessoires et autres futilites qui nous faisaient envie depuis Phuket.
On est coincees ici pendant 5 jours le temps de recevoir faire notre visa pour le Vietnam mais on apprecie vraiment de rester posees au meme hotel pendant ces 5 jours surtout que l'on fait nos princesses toute la journee... Nos journees ici se resument a un lever relax loin du son de la cloche de Suan Mokkh a 4h du mat, la visite de la ville, on se balade toute la journee, passage au cinema, prelassement sur les terrasses de cafes, shopping, shopping et shopping! Un tuk tuk nous emmene a droite a gauche nous faisant visiter les attractions touristiques le temps d’une matinee. Notre gentil chauffeur nous offre la course gratuite en echange de nous deposer en meme temps au tourist center ou il gagnera une comission pour nous y avoir conduit tandis que nous ferons semblant d’y demander des informations et de s'interesser aux tours ultra touristiques dont les prix sont multiplies par 15 juste pour nous, gentils touristes europeens... Le soir, on sort de l'hotel et tout s'offre a nous, bars, restaurants, massages etc...
On en revient toujours pas des prix tout autours de nous. On dort pour 2.5 euros en plein coeur du quartier anime dans une chambre privee, on se fait masser pendant une heure pour 5 euros, le dos, la tete, les jambes, les mains, les pieds, c'est trop bon. On en profite egalement pour se faire coiffer, couper les cheveux et chouchouter dans un institut de beaute, masque et compagnie. On mange pour une poignee de centimes, on se balade en taxi et tuk tuk pour rien du tout, on achete des fringues et des bijoux un peu partout, on ne se prive pas, c’est trop agreable. C’est la qu’on est heureuse d’avoir dorni dans la voiture pendant deux semaines en australie avant de voler pour l’Asie…


On sort du coiffeur avec des cheveux de thailandaises, lisses, lisses, lisses...
05 août 2007
Suan Mokkh, jour apres jour...
Day 1 : Du mal à prendre le rythme…
Mes premiers pas dans la méditation ne sont pas vraiment fructueux. Je n’arrive pas à me concentrer. J’essaie de focaliser mon esprit sur ma respiration et le cheminement de l’air dans mon nez, ma bouche, ma gorge, mes poumons. Mais mon cerveau est un petit farceur et en lui ordonnant de ne penser à rien d’autre que mon souffle, il m’envoie toutes ces images, remonte des souvenirs, des endroits, me rappelle des gens, conçois des projets etc… C’est comme s’il me jouait des tours pour détourner mon attention.
Après une heure de concentration intense, je suis déjà crevée. Le réveil si tôt et mes yeux fermés ne m’aident pas à rester éveillée. De plus, la faim commence à me tirailler le ventre, je n’ai pas l’habitude de ne pas manger le soir. La cloche sonne enfin le petit-dej. On est debout depuis 4h, j’ai l’impression qu’il est midi. Le soleil vient de se lever, il est à peine 8h…On fait une lecture avant le repas pour nous faire prendre conscience que la nourriture n’est ni pas un plaisir, uniquement un moyen de rester en vie et en bonne santé. La nature du repas est uniquement spirituel et le contenu de nos assiettes pas vraiment appétissant.
Pause midi, premier jour, je pleure déjà… Je sais bien que je suis du genre madeleine, à pleurer pour rien mais là je fais très fort. Dire qu’il m’en reste 9 et demi… Je m’énerve toute seule, je n’arrive pas leur méditation. Je suis restée 4h ce matin à tenter de libérer mon esprit sans succès. Patience, ce n’est que le premier jour.
Je réalise vraiment à ce moment que ça va être très dur, surtout si je commence déjà à déprimer. Entourées de tous ces gens avec qui je vis, je mange, je me sens plus isolée que jamais. Aucune distraction, aucun moments à partager avec quelqu’un, ça se passe uniquement entre moi et moi. Julie est là, je la voie, elle me voit. On n’ose pas trop se regarder. Que c’est frustrant de ne pas pouvoir échanger ne serait-ce qu’une parole ! Je me rends compte à quel point l’enfermement et l’isolement sont des punitions atroces. J’espère juste que d’ici les prochains jours ça ira mieux sinon je deviens folle…
Je sais que j’ai toujours été assez fragile émotionnellement, sensibilité à fleur de peau je connais, et j’ignore déjà si j’aurai la force morale de rester dix jours.
DAY 2 Un grand mieux
Il m’a fallu une journée d’adaptation je crois pour me faire aux règles, au mode de vie. Maintenant je l’ai assimilé et accepté, ça va mieux. De plus, Julie a senti ma détresse hier et m’a glissé un mot sous ma porte pour me réconforter. C’est tout ce dont j’avais besoin, un petit soutien…
J’arrive bien à respirer aujourd’hui et parviens à rester concentrée quelques minutes d’affilée sans laisser mon cerveau s’évader. Le discours du moine aujourd’hui m’a bien motivée et inspirée. Il faut être constamment conscient de nos pensées. C’est un exercice très dur, surtout pour la tête en l’air que je suis, plus dans les nuages que sur la terre. Tentez de focaliser votre esprit sur la seule idée de l’air qui rentre et sort de vos poumons, en excluant toute pensée extérieure, soucis, tracas, RDV, projets, souvenirs etc…
La technique de méditation, appelée Anapanasati, consiste en l’observation de la respiration pour rendre paisible et heureux car on parvient à ignorer toutes les mauvaises pensées : souffrance, inquiétudes, angoisses …
Toutefois, il y a une logique dans ce raisonnement que je ne saisis pas : comment peut-on être heureux si on ne pense à rien ? Paisible peut-être, mais heureux pour moi n’a aucun sens. Il faut aussi souffrir, affronter nos peurs et nos angoisses pour se sentir vivant et pouvoir apprécier les autres moments de la vie, ceux de joie et de gaieté. Peut-être n’ai-je pas bien saisi la spiritualité de la méditation, je suis encore légèrement dans le flou !
Je me rend au moins compte d’une chose avec tout ça, c’est à quel point je suis heureuse et j’aime mon mode de vie. Certes, on peut, comme ici vivre de rien, s’habiller de draps, se nourrir des fruits et légumes du jardin, vivre à la lumière du soleil ou de la bougie et se laver avec un seau d’eau. Mais que c’est bon de s’accorder les plaisirs de la vie, de s’accorder tout ce qui nous est interdit ici : manger une pizza, allumer la télé, me divertir au cinéma, écouter de la musique ou faire du roller. Parler, rigoler, danser. C’est en étant ici privée de toutes ces choses que je prend conscience que j’aime la vie, j’aime ma famille et mes amis.
En rentrant dans les chambres à 21h, on est tous extenués. Non seulement parce que l’on s’est levés à 4h, mais aussi car la méditation nous fatigue tous. Je retrouve ce qui me sert de lit, peu enthousiaste à l’idée de dormir dessus. Au plafond, Cunégonde, la grosse araignée me fait coucou. En temps normal, elle serait déjà dans l’aspirateur ou écrasée entre deux pages de dictionnaire. Je transgresse déjà les règles en écrivant tous les jours, je ne pourrais pas en plus tuer un être vivant !
DAY 3 Meilleure journée
Très bonne méditation aujourd’hui, je suis contente du résultat. Je peux désormais me concentrer plusieurs minutes sans laisser passer une émotion en moi qui me dirigerait à être soit heureuse, soit triste selon la nature de la pensée. Ce matin, quelque chose de bizarre m’est arrivée en méditant. En en parlant au moine plus tard, j’apprend que c’est dans le processus normal de la méditation.
Assise en position lotus, concentrée depuis plusieurs minutes sur ma respiration uniquement, je sens ma tête qui tourne et mon dos se cambrer. J’ai l’impression que l’air est montée au cerveau et puis, je sens mon buste et ma tête se soulever légèrement comme s’ils se séparaient du reste du corps. A ce moment, je réalise qu’il se passe quelque chose et je me dis « yessss ! », ça y est, je me déconcentre et c’est fini. J’étais bien contente de réussir à quelque chose même si, concrètement, ça ne m’a rien apporté. C’était un sentiment inconnu et pas désagréable du tout. J’ai tenté maintes fois dans la journée de retrouver ce sentiment, plus rien. C’est agaçant.
On nous enseigne aussi au cours de la journée l’importance du pardon pour se sentir bien, l’importance d’aimer autrui et de ne pas regarder les autres avec indifférence. C’est la clef du bonheur selon Bouddha, un concept auquel j’adhère totalement : impossible d’être heureux selon moi si l’on garde de la haine ou des ressentiments en soi. Voilà, c’était la bonne parole de la journée. Sur ce, je file au lit, j’en peux plus.
DAY 4 Transgressions sur transgressions, le début de la fin…
Un seul mot en tête : FATIGUE. Ici, on dort à toutes les pauses. On se lève tôt, on dort mal et on médite toute la journée. De nouveau ce matin, rien. J’arrive pas… Je regarde Julie, pareil. Je regarde Olivier puis Naomi, pareil. Je commence à m’ennuyer royal pendant les cours. Les moines parlent d’une voix tellement monotones qu’ils m’endorment. Nous ne devons pas parler, du coup, il n’y a aucune interaction durant les heures de théorie ce qui rend les séances d’un ennui sans nom, et surtout d’une lenteur impressionnante. J’ai l’impression que c’est de pire en pire tous les jours.
Ca devient très dur de respecter certaines règles. On a bien tenu jusqu’à présent, sans parler, juste des clins d’œil et des sourires de temps en temps. Cet après midi sera le début de la fin… Je croise Olivier dans le parc, un sourire, et en moins de deux, on se retrouve à blablater cachés dans les toilettes. On parle, on rit, ça fait tellement de bien !
Ensuite, 18h, heure du thé. Tout le monde autours des tables dans le même silence qui règne depuis des jours. Je me retrouve en face de Julie à remplir mon verre. On se sourit puis je lui chuchote doucement : « je suis constipée… » Et là, c’est le drame… Julie pouffe de rire dans un bruit légèrement étouffé par sa main droite, la gauche tenant le verre tremblant de ses sursauts. A ce spectacle, je ne réfreins pas un rire qui se voulait discret mais peu concluant. L’interdiction de parler ou de faire du bruit ne contribue pas à calmer notre fou rire face aux autres pensionnaires, bien au contraire. Mémorable scène d’un fou rire très mal placé impossible à refreiner.
Plus tard, à 20h, je me sens crevée, je n’ai pas du tout envie de participer au cours de méditation debout. Je décide de rentrer avant tout le monde dans ma chambre. Je croise Julie dans les dortoirs qui a eu la même idée. On se retrouve pour la première fois toutes les deux, personne ne nous voit alors on papote pendant une heure et on rit beaucoup. On avait tellement l’habitude de rire TOUS les jours ces dernières semaines que là, on était perdues. Au moins, ce soir on a retrouvé nos repères. C’est fini, je suis complètement déconcentrée…
DAY 5 Ca sent la fin…
J’arrive plus à rien. Depuis deux jours, je ne suis capable de rien. Mon esprit s’évade à une telle allure que je ne me rends même pas compte depuis combien de temps j’ai perdu ma concentration. En position méditation, je pense à tout sauf à rien, à des futilités, à ce que je vais acheter au marché, je fais des projets pour l’année prochaine, j’imagine mon retour en France etc… Mon esprit part à Paris, puis à Bangkok, à Dublin, Sydney, bref, je m’éparpille complètement. Et le pire : j’aime ça ! Je n’ai pas envie de freiner ces pensées car elles sont quand même beaucoup plus intéressantes que de penser à ma respiration !
De son coté, Julie vit exactement la même chose et ne parvient pas non plus à méditer. Ca ne signifie pas du tout qu’on est tristes ou découragées, car on ne se sent pas mal ici mais l’on commence à s’ennuyer. Déjà 11 personnes ont quitté le temple à force d’ennui. Rapide coup d’œil à Olivier, il en a marre, de même que Naomi qui souhaite partir. C’est à ce moment qu’on émet la possibilité de partir avant la fin. On y pense, l’idée nous plait à tous les quatre. La décision est prise, ce soir est notre dernière nuit…
Ca ne sert à rien de rester dans cet état d’esprit. On commence à transgresser les règles, l’ennui se fait pour tous de plus en plus présent et qu’est ce qu’on dort mal ! On aura vécu 5 jours vraiment hors du commun, reclus en province thailandaise, en communauté avec des inconnus dont les visages deviendront familiers, avec des moines et des nonnes. Je me serai rendue compte de deux choses importantes ici : la première, j’aime ma vie et les plaisirs de la vie, et la deuxième à quel point j’ai de la chance d’avoir une famille, et pas n’importe laquelle, des amis, elle, lui, eux, pour rien au monde je ne les échangerai !
04 août 2007
6 jours après, le bilan…
Ce que j’ai aimé
L’absence de soucis : la sérénité, la passivité. Aucune décision à prendre. On s’occupe de nous, juste l’emploi du temps à respecter. Nous sommes coupés du monde, rien de ce qui se passe dehors ne peut venir nous perturber ou nous poser problème.
Le silence : Il est apaisant. La nervosité disparaît et l’on prête plus attention aux bruits de la nature, les chants des oiseaux, les bruits des poissons dans le lac, les cris des grillons le soir, le bruit du vent dans les arbres, c'est relaxant...
La purification de mon corps : J’ai vécu on ne peut plus sainement pendant six jours. J’ai bu énormément d’eau et de thé. Je n’ai pas fumé de cigarette, je n’ai pas bu de coca. Je n’ai mangé aucun soir et même si c’est dur au début, le corps s’habitue et on s’endort mieux. J’ai relaxé mon corps tous les jours en pratiquant le yoga.
Le cadre : Un domaine très vert. De grands espaces, des arbres, un étang et une source d’eau chaude. Des allées dans lesquelles on se balade, un cadre idéal pour ce genre de séjour.
Apprendre la méditation : Même sans y parvenir vraiment, j’ai appris les techniques de méditation dont je pourrais me resservir si l’envie m’en prend.
Les chants bouddhistes : Rien à voir avec les chants catholiques. Beaucoup moins chantant, pas d’aigu ni de grave, juste une voix monotone qui rythme les mots. Ca cassait le silence régnant et l’on pouvait un peu faire marcher nos cordes vocales.
Les entretiens avec les moines : On a la possibilité de parler aux moines, leur demander conseil si l’on y arrive pas, comprendre l’effet produit par la méditation sur notre corps etc… Ils sont très à l’écoute et s’investissent beaucoup pour nous tous.
Ce que je n’ai pas aimé
Le petit dejeuner : infâme et pourtant j’adore la nourriture asiatique. Heureusement, il y avait des bananes.
La méditation en marchant : Je n’ai rien compris ! Le but est de marcher tout en étant conscient de ses pas. Chaque pas est dicvisé en 5 : Le talon qui se lève, le reste du pied qui suit, la jambe qui s’avance, le jambe qui se baisse puis le pied qui touche le sol. Desolée, je vois pas le point…
Le moine thailandais qui parle anglais :C’était plus marant qu’autre chose de l’écouter car même en prétant mon oreille la plus attentive, ce que j’entendais n’était qu’un charabia incomprehensible, captant de temps en temps les mots « bouddhas » ou « dhammas ».
La « prière » avant de manger : Prière qui n’en est pas vraiment une, un récit qui insiste sur le fait que l’on mange uniquement pour rester en vie en bonne santé. Propos que je ne partage pas, je mange aussi pour me faire plaisir ! Je ne vous gonflerai pas avec le texte entier, en voici un extrait :
« With wise reflection I eat this food, not for play, not for intoxication
Not for fattening, not for beautification
Only to maintain this body, to stay alive and healthy
To support the spiritual way of life”
Le lit! Quelle horreur ce truc! Je veux bien croire que Bouddhas a dormi dessus toute sa vie, mais moi après 6 nuits, j’ai le dos fini !
Etre coupée du monde : Ne pas savoir ce qu’il se passe dehors, quelque chose de grave peut arriver sans que l’on soit mises au courant : un accident dans l’entourage, une bombe qui explose, une guerre qui éclate... et moi je reste assise en tailleur, les yeux fermées, paumes vers le ciel !























































