30 janvier 2010
NARA
Lever de bonne heure aujourd'hui encore pou visiter Nara, l'ancienne capitale nipponne détrônée par Kyoto qui a elle même cedé la place ensuite à Tokyo.
A une heure de train, Nara est un petit havre de paix, une jolie ville à taille humaine entourée de parcs et squattée par les biches qui se baladent dans les rues. On en croise autant que de piétons. Au début, c'est troublant et puis on s'y fait, sauf quand elles viennent mettre leur tête dans notre pique nique! Là je sors les griffes...
Nara est aussi un petit bijou culturel où se trouvent de nombreux temples classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Toute notre journée est faite de promenades, de contemplations, de bavardages avec les biches et de visites de temples. C'est très beau, c'est paisible, en plus un grand soleil nous accompagne, ca fait vraiment du bien.
Le grand Bouddha (il mesure 16m de hauteur)
La mode n'a pas d'age...
Une journée donc vraiment chouette et qui finit dans le même ton à l'auberge avec Clément, un francais de passage.
29 janvier 2010
A bicyclette !
C’est sans difficultés qu’on se fond dans la masse de tous les cyclistes. La règle ici c’est il n’y a pas de règles. Les gens roulent sur les trottoirs au milieu des papys et des poussettes, sur les passages piétons.
On retrouve Gareth le soir au chaud à l’auberge pour une soirée tranquille.
28 janvier 2010
Un ptit tour à Kyoto
Jonathan, un ami de France est de passage au Japon pendant 10 jours. Je profite donc de sa présence pour me rendre avec lui dans la région du Kansai, à Kyoto, pour un petit trip de quelques jours dans l'ancienne capitale culturelle du pays.
Après 7h de bus de nuit, nous voici largués à 6h du mat', sac au dos, dans la ville. On commence par rencontrer au café un japonais très sympa mais complètement barré qui nous raconte un peu sa vie de façon totalement désorganisée et son métier de professeur de kung fu dans une école privée d'Osaka, très connue parait-il et très très cher (il en est très fier). Il répètent la même chose des dizaine de fois, et passe du coq à l'âne sans s'arrêter. Rencontre très marrante, même si la communication mi-anglaise mi-japonaise n'est pas évidente...
Aux premiers abords, une pointe de déception m'envahit. La ville ne reflète en rien ce à quoi je m'attendais. Je le trouve moche, en plus il pleut et la fatigue du voyage et mes pieds mouillés n'aident pas à trouver un profond enthousiasme... On trouve vite une auberge très sympa, centrale et spacieuse et après une douche, tout va tout de suite beaucoup mieux!
On s'avance dans les rues de la ville, et là je perçois mieux l'autre facette du Japon : des maisonnettes traditionnelles, des temples à tous les coins de rues, des femmes en kimonos, des petites ruelles étroites. Bien loin de l'extravagance et la modernité de Tokyo, je découvre aujourd'hui le visage plus traditionnel du Japon.
On marche des kilomètres et des kilomètres, de temples en temples aux hasard des rues, on se se perd aussi. La nuit tombée, on se retrouve dans le quartier de Gion, qui est ce lui des geishas. Je ne pensais pas vraiment qu'il y en avait encore beaucoup mais nous passons au bon endroit au bon moment : l'une d'elle sort d'un immeuble devant nous. La grâce et l'élégance qu'elle dégage est fascinante. Son visage, sa démarche, ses habits, tout en elle est beau.
Jo parvient à capturer quelques clichés. On est vraiment chanceux, il parait que c'est très rare de les apercevoir ainsi dans la rue.
26 janvier 2010
Pour illustrer le monde à Shibuya
25 janvier 2010
On continue quand même...
Depuis mon arrivée au Japon, j'ai l'impression que je n'aurai pas pu avoir plus de chance. Je rencontre des gens géniaux, je découvre une ville fascinante aux milles saveurs, sûre comme jamais, je trouve un appart très vite, très facilement.
Mais je reviens vite sur terre. Une mauvaise nouvelle arrive de France. Ca fait mal, et la distance est d'autant plus dure à gérer. Pour la première fois depuis le début, je me sens bien seule...
En plus, c'est le dernier jour de Lionel et Pascal, et leur départ laisse un grand vide autour de moi.
J'hésite à rentrer...déjà. Je viens tout juste d'arriver. J'ai des choses à vivre ici, je le sens.
Alors je continue, même si là, à Tokyo, mon esprit est en France...
Odaiba
C'est sur cette ile artificielle de la baie de Tokyo qu'on decide de passer la journée.
Cette ile complètement futuriste, et reliée à Tokyo par une ligne aérienne automatique est dédiée aux loisirs. Plage artificielle, centres commerciaux, parcs d'attractions, c'est un univers à la fois totalement à part, mais aussi tout à fat dans l'esprit de Tokyo. Il y a même une reproduction de la statue de la liberté.
La vue sur la baie de Tokyo est tout simplement sublime depuis cette ile :
Après s'être baladés sur la plages et dans les magasins, on passe trois heures à Joypolis, un centre SEGA où on teste les innombrables attractions proposées par la marque. Des mini montagnes russes, films d'horreur en 3D, parcours de prison break, courses de voitures de courses, descentes de bobsleigh, parcours en jeep sur écran géant et dans des machines grandeurs nature avec reproduction des sensations (loopings etc...), des attractions de type Star Tour en avion, en bateau, en 4x4, on s'éclate toute l'apres midi. Et tout cela en interieur, comme dans un centre commercial.
On sort de là tard et de nuit, la ville est encore plus belle...
24 janvier 2010
Shibuya
Je me souviens de ma toute première sortie au Japon. C'était à Shinjuku. Après avoir lu les romans de Murakami, et ses descriptions de ce quartier si emblématique, je voulais sentir par moi même l'ambiance de ce coin très frequenté de Tokyo.
Je pensais avoir vu là le must du Tokyo que l'on imagine : écrans géants, néons, gratte ciels, milliers de personnes, salarymens et jeunes filles ultra fashion... Mais je n'étais pas encore allée à Shibuya!
Des lolitas qui tapent la pose pour les touristes en plein carrefour
Avec Lionel devant la statue de Hatchiko (un chien celebre pour sa fidelité à son maitre)
Shibuya, c'est times square puissance 1000! On y trouve encore plus de monde! Moins de salarymens et plus de fans de mode debraillés! On y trouve des milliers de personnes, des bars branchés, des magasins de mode (dont le fameux Shibuya 109 où il est très interessant de regarder les jeunes filles faire du shopping). On y trouve aussi des centres de jeux, descinemas et karaokés, des loves hotels. A Shibuya, les ecrans lumineux sont gigantesques, les haut parleurs emettent les nouveau sons de la pop japonaise, les jeunes rivalisent d'originalité sur leur looks extravagants. C'est un monde à part!
Shibuya la nuit, c'est encore autre chose... C'est le RDV de tous les Tokyoites et les rues sont noires de monde, il est imporssible d'apercevoir auoi que ce soit au loin. (déja que le jour c'est pas facile...) Les jeunes si bien vetus et appretés la journée sont très vite de moins en moins classe a mesure qu'ils sont de plus en plus emechés! Mais l'ambiance reste toujours à la fête.
23 janvier 2010
Akihabara
Dans l'après midi, je pars avec Pascal et Lionel pour le quartier de Akihabara : the electric city. En effet, ce quartier porte très bien son nom!
Comme hier, je suis hallucinée par les enseignes, les couleurs, par les sons, les bruits de jeux vidéos et d'arcade qui sortent à fond des entertainment centers, de la musique qui sort de je ne sais où des buildings, du monde aussi, partout dans les games center, dans tous les magasins et dans la rue.
Je m'attendais a voir quelques magasins d'électronique, un peu comme Montgallet à paris en plus amélioré.
Oulà, je suis à des milliers de kilomètres (sens propre et figuré!). Ce sont sont pas quelques boutiques, ce sont de très longues avenues remplies de buildings de 5, 6 voire plus, étages, remplis eux même de magasins à chaque niveaux! On peut y trouver absolument TOUT. C'est incroyable. Des gadgets de toutes sortes, inutiles au possible pour la plupart mais des milliers d'entre eux. On y trouve évidemment des ordinateurs , des GPS, des téléphones, des caméras, des écrans, bref tous les produits électroniques possibles. On y trouve de électroménager et plein de choses pour la maison. Il y a aussi des hypermarchés de mangas. On trouve pleins de boutiques de costumes, de trucs pour faire la fête, de décoration. La plupart, des boutiques je ne sais même pas ce que c'est, ni ce a quoi ca sert!
On y trouve des gigantesques centres de jeux. Sur plusieurs étages, on peut jouer à tout, combats, courses, arcades et d'autres que je n'ai même pas compris! On rentre dans l'un d'entre eux, je teste quelques jeux au pif, bien sûr je perds tout de suite mais je ne suis pas trop fan de ces trucs sauf pour ce jeu que j'ai fait avec Pascal qui était top. C'est une sorte de guitar hero mais sur un tambour amélioré. Ca me faisait penser à notre jeu des flèches à Sydney...
Il y a des jeux incroyables. Par exemple : une grosse capsule noire et opaque de 2m sur 2m qui s'ouvre et se referme, à l'intérieur de laquelle il y a une personne. Dedans, c'est sombre et il y a un écran sur un coté entier représentant un monde avec pleins de robot qui se battent (je grossis le truc). La personne enfile une sorte de combi ou je ne sais quoi et devient un robot virtuel. L'écran en face de lui retransmet donc sa vision comme dans un jeu vidéo mais tous ses gestes commandent son robot et sont répétés virtuellement dans l'écran, en réseau avec les autres joueurs. Il doit se déplacer, donner des coups, se baisser et je ne sais quoi encore. Il doit se battre contre les autres robots virtuels dirigés par d'autres gens comme lui dans d'autres capsules. chaque personne "achète" son propre robot au début, et par un système de points que l'on gagne en tuant les autres, on peut acheter à son robot de nouveaux gadgets ou de nouvelles armes. C'est complètement dément!
Ce qui m'hallucine encore plus, c'est que des gens restent dans ce genre d'endroit pendant des heures et des heures et jouent sans s'arrêter.
Ce qu'ils aiment bien aussi sont les jeux d'argent. Exemple : un écran géant avec un match virtuel opposant deux équipes virtuelles aussi. En face de cet écran, des gens installés avec une petite télé pariant sur le vainqueur.
De même, ils jouent aussi au black jack ou je ne sais quel jeu de cartes, seuls avec la machine mais avec de vrais cartes qu'ils posent en face d'eux sur une surface vitrée représentant un plateau de jeu. Par un système performant de reconnaissance des cartes, la machine détecte si oui, ou non, le joueur a gagné.
Il y a aussi ce jeu un peu stupide mais que j'adore faire dans les fetes foraines, bien que je sais pertinemment que je ne gagnerai pas : c'est la machine à pince où l'on peut gagner toute sorte de trucs inutiles à condition que la pince, si on la dirige bien, soulève le truc inutile en question.
Mais ici, il n'y a pas comme dans nos fêtes 10 voire 15 machines, il y en a des centaines!! Des énormes espaces dédiés à ce truc un peu partout dans le quartier! Et on peut gagner pleins pleins de trucs (inutiles)... Des nounours, des jeux, des bonbons, des tee-shirt, des figurines, des porte clefs, des clés USB, et j'en passe...
On reste plusieurs heures à errer dans les larges avenues du quartier, entrant ici et là dans les magasins sans rien chercher en particulier mais juste pour voir.
On rentre pour l'apéro à l'auberge. On voulait faire un karaoké le soir, mais avec les loooongues heures de marche qu'on a eues toute la journée, on a une flemme incroyable. Du coup, on se rabat sur un diner au Noshinoya, le fast food japonais mais super bon à deux pas de l'auberge suivi d'une soirée bataille corse jusqu'à 2h du mat', c'est pas mal non plus.
Tsukiji fish market
Lever très matinal aujourd'hui : 4h30 pour aller au marché au poisson de Tsukiji. C'est en compagnie de Pascal, Lionel et Sophie que l'on part chopper le premier métro de 5h, déjà bizarrement bien fréquenté. Plus grand marché au monde, c'est par là que transitent plus de 2 500 tonnes de poissons tous les jours. On y trouve absolument toutes sortes de poissons et des quatre coins du monde.
C'est là que viennent notamment s'approvisionner tous les restaurateurs de la ville. La pêche du jour alimentera tout Tokyo. Avec 10 millions d'habitants, je vous laisse imaginer ce que ca représente...
La criée débute à 5h30 et les acheteurs peuvent alors commencer les enchères. Chaque poisson est numéroté, ca facilite les échanges.Un brouhaha énorme s'installe, tout le monde s'agite. On assiste à le criée de loin car nous ne pouvons pas y accéder.
Le plus convoité est bien sûr le thon, vu le nombre de ces bestioles que l'on peut trouver ici tous les jours, normal que cette espèce soit en voie d'extinction...
En même temps, dans le hangar du marché, les poissonniers et les vendeurs s'activent de partout. Il y a des centaines de personnes et de mini voitures motorisées, des sortes de fenouics améliorés disons, qui permettent de transporter le poisson. Les uns chargent et déchargent, les autres nettoient, coupent et emballent les poissons. Ils crient, ils courent partout, si bien qu'on essaie tant bien que mal de se faufiler sans les gêner, pas facile...

Anguilles et énormes coquilles Saint Jacques
C'est un grand bazar organisé et c'est hyper impressionnant de les voir s'orienter dans cet énorme labyrinthe, de les voir manipuler des enooooooormes poissons, certains même sont encore vivants. Plus pour longtemps pour ces derniers, car ils passeront vite sous les immenses lames de couteaux avant d'être vidés et proprement emballés par les mains expertes des poissonniers.
Opération coupage de thon...
Matez le couteau!
Bientôt fini...
bientôt sushis!
On reste plus de 2h dans ce dédale à déambuler dans les etals des poissonniers, à les observer achever leur marchandises avec tant de talent, ces poissons tout frais qui finiront dans nos assiettes au plus grand bonheur de nos papilles!
A 9h, on est de retour, une petite sieste s'impose...
22 janvier 2010
First day in Tokyo et un appart!
Mes premiers instants dans la ville commencent aujourd'hui.
J'ai conscience que la première fois, les premiers pas, les premières découvertes sont les moments les moments les plus forts lorsque l'on mets les pieds dans un pays nouveau. Alors je veux me souvenir de ces instants et ne pas oublier.
Après un petit dej rapide à l'auberge je prends la direction du métro. J'investis dans un pass de transport et je prends en pleine face le cout de la vie ici...
J'ai décidé de me rendre à Shinjuku. C'est un peu, parait-il, le châtelet de Tokyo. C'est la gare la plus fréquentée au monde par jour : plus de 3 millions quotidiennement.Dans le train, plus je me rapproche du centre ville et aperçois l'animation de la ville à travers les fenêtres du métro, et plus je sens l'excitation monter.
Gare de Shinjuku, je descend, il me faut bien 5 minutes de marche dans le dédale souterrain du métro pour trouver une sortie. En bas des escaliers, j'aperçois déjà les façades colorées des immeubles. Je monte les marches doucement, comme pour faire durer le moment de la découverte...
Arrivée en haut, je suis bouche bée. Ca dépasse ce que j'imaginais. Je prends 5 minutes pour faire un 360 sur moi même la bouche ouverte, et prendre la dimension de ce qui se passe autour de moi.
Tous mes sens sont en éveil. La vue bien évidemment avec toutes ces couleurs, ces néons scintillants. Les façades des buildings sont couverts d'affiches et d'écran géants. L'ouïe ensuite avec tous les sons émanant à la fois de ces mêmes écrans géants diffusant des clips, des spots de pubs, mais aussi des magasins et de leur musique à fond à l'intérieur, des entertainment center qui profusent à gogo tout autour de moi. Ca sent bon aussi. Des petits restau autours qui répandent une odeur délicieuse de nourriture.
Je commence par déambuler au hasard des rues, des croisements, j'entre dans des magasins, je fais des photos, j'observe tout autour de moi sans arret.
Ici, tout est carré, propre et règlementé. Les piétons marchent bien a gauche comme nous sommes sensé les faire a droite en France. De longues queues bien disciplinées se forment aux arrêts de bus. Les rues sont propres, pas un papier par terre. Des poubelles de tri sont à disposition ici et là. dans la rue. Les fumeurs s'abstiennent de fumer dans la rue et attendre de trouver un "smoking area" pour d'assouvir leur soif de nicotine.
Je marche d'abord dans le quartier Est de Shinjuku connu pour etre celui des "entertainment", donc le quartier des divertissements et du plaisir. On y trouve de nombreux bars, des patchinko (sorte de casinos légaux), et des boutiques. PLus loin, vers kabuchiko, se trouvent les love hôtels, les bars à hôtesses et boite de striptease.
L'activité nocturne y est intense mais en pleine journée l'ambiance est forcement différente, même s'il y a toujours énormément de monde dans les rues.
Au fil de mes balades, je me retrouve ensuite dans le quartier Ouest, c'est le business district. On y croise beaucoup de "salarymen" en costumes cravate. L'activité ne cesse jamais! Beaucoup de magasins, pleins de building et de gratte ciel. J'ai le nez en l'air toute la journée si bien que je commence à avoir serieusement mal à la nuque!
J'arrive ensuite à Tochomae, où se trouve le Tokyo Metropolitan Government Building, donc tous les principaux bureaux administratifs de la ville. Il est représenté par deux immenses tours attenantes d'une très belle architecture avec tout en haut, une plate forme panoramique.
Le temps nuageux ne se prête pas vraiment à une vue splendide mais j'y vais quand même.
Du 45eme étage, je prend mieux conscience de l'étendu de la ville...
De nouveau, je me perds dans le quartier, entrant ici et là au hasard dans les magasins, jetant un oeil à l'intérieur des immenses centres commerciaux. J'y retrouve des marques familières, telles Zara ou Uniqlo et d'autres que j'aurai le temps de découvrir plus tard.
grande nouvelle! A 18h je me rends dans une agence que j'avais repéré specialisée pour aider les etrangers dans leur recherche de logement. Banco! Soit je suis vraiment chanceuse, ioit j'étais faite pour venir ici. Il y a un appart super a Asakusa, mon petit quartier actuel que j'aime beaucoup, dans une maison avec 5 personnes où je peux avoir ma propre chambre de 8m², internet inclus pour 50 000 yens par mois, soit 384 euros. C'est le top! Je dois reserver maintenant, c'est une trop bonne occasion pour la laisser filer. En plus, aucune caution à laisser, ni besoin de payer trois mois d'avance. Le loyer se paie à la fin du mois précédent. J'ai juste versé la moitié du premier loyer pour reserver.
J'emmenage le 7 fevrier, le temps pour moi d'aller faire un tour du coté du Kansai pendant quelques jours avant de m'installer chez moi! C'est donc décidé, je m'octroie quelques jours de vacances d'autant qu'un ami va venir me voir 10 jours et une fois installée, je me mettrai a fond en recherche de travail.
C'est donc euphorique et crevée après ces 10 000km à pied que je rentre à l'auberge pour retrouver mes collègues et raconter tout ca!
On part ensuite manger ensemble dehors, on trouve un petit restau qui ne paie pas de mine mais où la spécialité est l'unagi, de l'anguille grillée (amis fan de friends, ca vous évoque quelque chose...)
C'est troooooooop bon. Chair tendre, grillée avec de la sauce un peu sucrée un peu épaisse sur un lit de riz, c'était juste magnifique! Et en plus, c'était pas cher :-)
En bref, des journée comme ca, on en voudrait tous les jours. Plein la vue, un appart, une soirée super sympa. Ah!! je me réjouis en pensant que ce n'est que le début. Il me reste tant de quartiers a decouvrir, tant de gens a rencontrer, tant de délicieuses nourriture a tester...
Vous l'aurez compris, ça commence bien :-)
Landed in Tokyo
Ca y est, c'est l'aventure! Je suis arrivée mardi soir vers 21h à Narita.
Le vol s'est bien passé sur Air China, pas super confortable cela dit car les chinois ont de plus petites jambes... Pas de télé non plus, du coup pour passer le temps, j'ai discuté avec mon voisin, un français de 18 ans, parti pour un an aussi dans une famille d'accueil à Osaka. Courageux le petit!
A pékin, je rate presque ma correspondance puisque tête en l'air comme je suis, j'ai pris l'heure du décollage pour l'heure d'embarquement... Heureusement, mon ouïe fine à détecté le dernier appel de mon vol par le micro.
La première nuit à l'aéroport est un bonheur, je suis crevée et une bonne nuit me permet le lendemain matin de bien commencer la journée et de laisser le décalage horaire derrière moi.
Mon auberge se trouve à Asakusa, l'ancien coeur traditionnel de Tokyo connu pour un temple en particulier, le Senso-Ji, à coté duquel se trouve mon auberge. Tout de suite j'aime beaucoup ce petit quartier avec ses petites rues commercantes, son marché et ses restaurants un peu partout.
A l'auberge, je rencontre tout de suite pas mal de gens, des étrangers tous, de suisse, Etats Unis, Australie et France. Tous en visite, ou de passage donc temporaire. Seule une espagnole de 24 ans est comme moi en recherche de travail. Elle est là depuis un mois et parle quatre langues dont le japonais et... n'a rien trouvé. Pas très encourageant pour moi tout ca...!
Je verrai ca bientôt par moi même, je n'ai même pas commencé les recherches, ce serait dommage de me décourager maintenant! Et puis, pour l'instant, je m'accorde quelques jours de vacances, pas le courage de chercher tout de suite.
Soirée de départ...
Avant toute chose, je tiens à dire 1000 merci à tous ceux qui étaient là samedi soir pour votre presence, vos cadeaux et pour la soirée! D'ailleurs, voici quelques photos collector...
14 janvier 2010
C'est reparti!
Oyé oyé jeunes gens. L'heure est venue : les affaires reprennent!
Je vais bientôt enfin pouvoir de nouveau alimenter ce blog, partager mes impressions de voyages et lire avec plaisir les commentaires.
Alors oui, je repars. Quand? Dans 4 jours. Où? La destination a été facile, presque naturelle : au pays des sushis, des kimonos, et des jardins, des sumos et des mangas (tous les clichés réunis dans une même phrase!)
Pourquoi au Japon? Pourquoi pas...
En fait, je sais pourquoi. Ca parait ridicule, mais j'ai un très bon souvenir de ce moment où j'ai su qu'un jour j'irai. Pour ça, il faut remonter un peu en arrière...
Nous sommes en 2007. Juillet pour être exact. Et pour l'être encore plus, je peux même dire que c'était le mercredi 18 Juillet 2007. Je suis avec Julie à Darwin. De retour de notre périple néozélandais, on est rentrées sur Sydney puis après deux semaines de traversée du désert australien via Alice Springs et Uluru bien sûr, nous voilà maintenant dans cette petite ville du Nord de l'Australie. Sans voiture et sans logement (il faut savoir qu'a cette époque et depuis 1 mois, voiture=logement), on trouve un couch surfing de luxe puisque hébergées par Andy, un australien très sympa dans un hôtel 3 étoiles (bonne pioche!).
Première conversation avec Andy, le thème s'oriente assez vite sur les voyages et il nous raconte le sien au Japon. Il évoque ses souvenirs, les possibilités de travail (jet programme entre autre : programme de recrutement d'enseignant européens) et pleins d'anecdotes. Dans ma tête, ses paroles résonnent. Pas idiot comme destination... J'y pense souvent par la suite sans jamais remettre vraiment la conversation sur le tapis mais en bloquant toujours ces infos dans un coin de ma tête, prête à les ressortir à tout instant. Mais à ce moment là, je me concentre plus sur mon voyage à venir dans les prochains jours : l'Asie du Sud Est.
Comme on dit, tout vient à point...
Deux ans plus tard, je suis rentrée d'Asie, j'ai eu le temps de repartir en Inde, en Afrique. Hôtesse de l'air au chômage, j'ai fait plusieurs boulots de standardiste, caissière, hôtesse d'accueil, animatrice, cuisinière, loueuse de voiture. J'ai profité de Paris, de mes amis, je suis sortie. Mais j'ai de nouveau envie de bouger.
Alors il est temps de ressortir ces idées enfouies qu'Andy a laissé trainer dans mon esprit.
Car si je ne le fais pas maintenant, le temps passe et on ne fait rien, et on oublie. Quelques années plus tard, l'idée refait surface et on se dit qu'on aurait dû essayer, que ça aurait peut-être marché. Et on a des regrets. Et ce sentiment, je ne veux pas l'avoir.
Les preparatifs commencent donc maintenant. Vous serez étonnés d'apprendre que le billet d'avion ne m'a couté que 565 euros TTC avec une date de retour non definie. Air China, je valide et je retiens!
Ensuite, comme je choisis toujours la complication, j'ai bien évidemment perdu mon passeport. un mois avant. Impossible de remettre la main dessus même en fouillant tous mes sacs, les poches de toutes mes fringues, sous le canap, dans le frigo, dans mes bouquins, la voiture et toutes les armoires. Je m'en remets à l'évidence, un tour à la préfecture s'impose et 89 euros plus tard, c'est envoyé, je n'ai plus qu'à attendre. Merci l'administration française et à la poste qui n'a pas choisi cette période pour faire la grève puisque 10 jours plus tard, c'est arrivé. Le guichetier m'a même fait la reflexion "ça a été rapide pour vous!" La chance est de mon coté!
C'est au tour du visa maintenant. Il me reste 2 semaines avant le depart, il faut attendre la rentrée mais c'est jouable... Sauf que premier passage à l'ambassade, le dossier n'est pas validé, il faut revoir la lettre de motiv et le planning d'activité. Deuxième passage le lendemain, une pièce n'est pas tamponnée. Ok je commence à flipper, les jours sont comptés... Troisième passage, 10 jours avant le départ, halleluya c'est envoyé!
Aujourd'hui, je suis allée le chercher. Tout est bon. Maintenant, y a plus qu'à...
Alors, prochain RDV, le 18 Janvier :)
20 octobre 2009
Suite à fin...(enfin) --> Back to Bombay, la boucle est bouclée
Merci pour ces messages, knarf, juju, j'avoue avoir complètement laissé tomber l'écriture du site... il faut au moins finir proprement, alors voici la dernière étape de Bombay (je fais appel à mes souvenirs, je rappelle que ces journées se situent en Janvier dernier...il se peut que quelques détails soient omis!)
Dernière étape à Bombay, on y rest deux jours avant d'y reprendre l'avion, tout juste un mois après notre arrivée la première fois dans cette ville.
Je me souviens d'avoir vraiment apprécié l'ambiance de Bombay, malgré toutes les mauvaises opinions qu'on nous avait communiquées. Faut dire, c'est tellement enorme comme ville que la toute petite partie qu'on a vu ne nous a pas déçue.
On profite de ces derniers jours pour...manger! Car la nourriture ici est tout simplement mortelle, même meilleure qu'en Thailande. Je suis fan de leurs idlis au petit dej, de leur dosa (fine crepe de farine de lentille grillée sur un seul coté). En plus, la nourriture ici est le paradis des vegetariens. Les saveurs avec leurs pains, les rotis, les naas, les chapati et paratha.

Idlis & upma

Dosa & palak paneer
On passe devant le Taj Mahal, et deux trois mios après les attentats, l'hotel est quasi complètement rénové (sauf une facade en travaux) et magnifique. On marche sur le port, on se perd dans les rues, on rejoint la mer qu'on longe jusqu'à la grande plage de Bombay.
On continue jusqu'à Mani Bhavan, la maison de Gandhi qu'on visite un long moment.
On reprends nos pieds et nos jambes qui n'en peuvent plus et on rejoint plus au Nord la gare Central Station. La journée touche à sa fin et on n'a plus le courage de faire le chemin retour... La solution s'impose d'elle même : taxi!
Le soir, on regarde notre parcours sur la carte, on a marché 10 km.
Dernier repas. Il faut choisir une dernière fois un plat alors ne pas se planter! Sans hesitation, ce sera un palaak paneer accompagné d'un fameux lassi. Le dernier... :(
05 février 2009
Vie paisible a Auroville
Journée bien tranquille. A Auroville, on se sent au calme. On s'endort avec le bruit de la mer et on se réveille avec celui des oiseaux. On est bien loin des klaxons et de l'animation des villes.
On commence par aller a la mer, on ne se baigne pas malheureusement, l'eau n'est pas très propre alors on se balade au bord de l'eau.
On enfourche ensuite nos vélos qu'on a loués pour deux jours et on part pour une grande excursion dans les bois. On roule au rythme de nos pauses coca, glaces (chaleur puis gourmandise oblige), pause boutique et internet. Vraiment une chouette journée.
On passe un peu de temps avec Babu, c'est difficile de communiquer avec lui mais on se débrouille pas des gestes, des mimes. Il a vraiment une bonne tête et toujours le sourire (auquel il manque quelques dents...) Il a vraiment des mimiques drôles et nous apporte sans cesse des trucs a manger (cacahuètes, biscuits sales, morceaux de sucre, bananes etc...) Il est trop fort. On le prend en photo et quand il se regarde sur l'écran numérique, il éclate de rire, prend l'appareil avec lui et se touche le visage tout en regardant le petit écran, comme s'il se regardait dans un miroir! Il est vraiment trop fort.
Auroville, la cité idéale
Ca y est, on doit quitter Pondicherry. Avec un peu de regrets pour moi, je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai beaucoup aime cette ville, une atmosphere spéciale peut-être. On s’y est bien plu, on y a faut pleins de choses, on a rencontre 3 hindous tout gentils. C’était bien… Avant de rejoindre la gare de bus, on dit au revoir à Manu, Tilou et Chalou, dernières photos, dernières promesses de s’écrire. Manu me donne un sac de cacahuètes pour le voyage et on est parties. De la même manière qu’a chaque fois qu’on quitte des gens ici (je pense surtout à Laars et Sara, Marius et Chris, Rami, Julien et Fred, je suis bien triste…)
Quand on entre dans cette cité, on se plonge un peu dans un roman de science fiction… Je m’explique :
Auroville fut créée en 1968 dans un projet assez utopique, mais a la base très
louable : celui d’une cité universelle ou les hommes et les femmes de tous
les pays vivent en harmonie au dessus des croyances, des religions, des races,
en partageant tous leurs biens. L’idée est que la ville n’appartient a personne
mais a l’humanité entière. On y incite la recherche spirituelle et la méditation,
on y construit le futur en respect de la planète (utilisation de ressources
naturelles en NRJ, tri des déchets, agriculture bio, récupération d’eau de
pluie etc.…). De plus, la valeur d’un individu ne se traduit pas par sa
richesse ni ses biens matériels mais d’abord par sa connaissance de soi et sa spiritualité.
La ville est construite autour du Matrimandir, une sorte de grosse boule dore au cœur de la cite (un peu comme celle de la géode) qui symbolise l’unité et abrite un lieu de méditation. C’est autour de ce point de rassemblement que sont construites les différentes zones d’habitations ou les gens y vivent en communauté. Beaucoup se sont donc créées avec des noms aussi évocateurs que la communauté Aspiration, Fraternity, Gratitude, Serenity, Simplicity, Creativity, Acceptance etc…
Pour devenir un Aurovillien à part entière, il ne suffit pas de s’installer dans la ville, il y a tout un processus à suivre. Il consiste à passer une période de test de 18 mois dans une communauté à l’issue de laquelle, les membres de la communauté décide si oui ou non, la personne est digne de vivre parmi eux.
Cet endroit nous intrigue
vraiment beaucoup, c’est pourquoi on décide d’y passer deux nuits, en espérant
avoir e temps de capter un peu l’ambiance de la cité. On se trouve un logement :
sommaire mais pas désagréable : une hutte en bamboo, montée sur des
pilotis en pierre a 2m du sol. Le proprio, Babu, est un vieux monsieur tout
mignon qui ne parle pas anglais. Heureusement, le langage du corps est
universel…
On commence par louer des vélos pour aller un peu explorer la cité d’Auroville. C’est une ville très très étendue et entièrement boisée, si bien qu’on se croit constamment en foret. C’est vraiment le paradis des cyclistes : des petites routes bordées d’arbres et très peu de trafic. On parcourt plusieurs km, c’est un vrai bonheur. On arrive jusqu’au Matrimandir, le fameux cœur spirituel d’Auroville.
01 février 2009
Enjoying life in Pondi
Petit dej : iddyappam kuruma : ce sont des galettes de vermicelles vapeur avec une sauce. Comme d'hab, c'est un régal... Après une matinée peu productive, on décide de louer une mobylette pour faire le tour de la ville. J'ai mon permis avec moi donc je serai la conductrice. Audrey, derrière moi joue le rôle des rétroviseurs et des clignotants avec ses bras.
Conduire une mob en Inde, au beau milieu du trafic est en soi un vrai challenge! J'use et abuse du klaxon a la mode indienne, c'est a dire a tout-va et je me fond dans le nuage d'autos qui défilent. C'est pas facile, il faut faire attention partout. De tous les cotes s'emboîtent des tuk tuk, des mob, des voitures. Il y a aussi beaucoup de bus et de camions dont les klaxons a fond les décibels derrière moi ne manquent pas de me faire sursauter a tous les coups. Il y a des cyclistes aussi. Les piétons traversent partout, en même temps que les vaches qui circulent tranquillement sur la route. Je prend des chemins au pif, tournant au gré de mes envies, on verra bien ou ça nous mène...
Au bout d'une heure, on s'arrête pour faire le plein (je parle de notre estomac). Plus tard, on se retrouve sur la route d'Auroville. C'est une cite a une dizaine de km. Une ville très particulière mais qui fera l'objet d'un autre article car c'est assez incroyable. On roule jusqu'à la bas pour prendre toutes les infos nécessaires pour s'y rendre demain puis on rend la mobylette entière a la nuit tombée.
Le soir, on retrouve Manu, Tilou et Chalou, nos trois hindous du Rajasthan pour une bière sur le toit avant d'aller manger ensemble. Comme d'hab, la conversation est très agréable . On parle de leur rêve de se rendre en France. Je donne alors a Manu une petite tour Eiffel porte clef que je garde avec moi et, a son tour, il m'offre un très beau bracelet qui vient du Kashmir, une région ou il est allé en 2000. Ça me touche beaucoup, le bracelet est vraiment joli (et très lourd!). C'est parait-il un porte bonheur, il me fait promettre de ne jamais l'enlever...
L'heure tourne sur le toit et on descend pour trouver un restau mais Pondicherry est une ville qui se couche tôt et le seul endroit qu'on trouve est un snack qui sert des "pizzas". C'est la première fois qu'ils en mangent une et Audrey et moi avons la lourde responsabilité de choisir pour tout le monde. Résultat très moyen : les pizzas ne sont vraiment pas bonnes. Cette fois, ils nous laissent payer l'addition, c'est déjà ça!
C'est la dernière soirée a Pondi, demain on part pour Auroville. Ils sont vraiment tristes qu'on parte si vite. Manu me fait promettre de revenir a Jaipur ou il pourra me faire faire le tour de la ville et du Rajasthan. C'est pas facile de promettre ça mais je sais que j'en ai pas fini avec l'Inde, J'aime trop ce pays pour ne pas y revenir...
30 janvier 2009
Pondicherry, la cite francaise
Pondicherry est une ville ou on avait vraiment envie d'aller. Allez savoir pourquoi, peut être pour sentir un peu l'influence de la France dans cette ancienne colonie. Cette influence est présente mais on sent bien qu'elle s'essouffle peu a peu (indépendance en 1954) De la France, on retrouve des rues comme rue Dumas ou rue Suffren, quelques boulangeries qui proposent des croissants et des pains au raisin, des boutiques d'alcool avec du whisky et des bières autres que la Kingfischer (référence nationale). On trouve aussi des bars aux couleurs bleu blanc rouge, des tour Eiffel peintes sur des façades, une statue de Jeanne d'arc. Dans la rue, il y a beaucoup de vieux indiens qui parlent français et qui viennent nous voir et causer un peu juste par plaisir.
Pondicherry est une grande ville avec tout ce que ça implique en Inde : beaucoup de bruit, pollution etc.. Pourtant, je ne sais pas vraiment pourquoi, je m'y plaît beaucoup. Elle est quadrillée avec des rues en angles droits, facile pour se repérer mais ce qui ne nous empêche pas de nous perdre complètement. Elle est bien plus propre qu'ailleurs et le bord de plage est nickel. Notre petite guesthouse est très centrale, a cote de l'artère principale de Ghandi Road. La, on trouve e tout : restau, bars, coffee shop, internet, échoppes de rues, magasins et même un petit supermarché. On passe cette première journée a errer en long en large et en travers dans chaque petites rues, en centre ville, le long de la mer, dans les marchés. On rentre dans une superbe église (église du sacre coeur).
Sur le port, on voit au loin un attroupement autour d'un café et des caméras de TV. On s'approche doucement et apparemment, quelqu'un de célèbre est assis en terrasse. Je me renseigne auprès d'un groupe de jeunes et il s'agit d'un grand acteur de comédie a priori très connu (j'ai oublie son nom...). De sa table, il nous voit et nous fait un coucou, auquel bien sur, on répond. Puis, on sort notre appareil photo (évidemment!) et la, il nous fait de grands signes pour nous dire de venir le rejoindre. Alors, doublant toutes les personnes attroupées autour, on entre dans le café, prend une photo et on discute un peu avec lui. Il nous demande d'où on vient, ce qu'on fait, nos prénoms etc... On le remercie et on ressort sous les yeux un peu jaloux des indiens dehors... Ah, on a beaucoup de privilèges quand on est deux touristes filles ici!
Le soir, on se rend sur e toit de notre hôtel pour voir la vue et on y rencontre 3 jeunes hindous qui viennent nous parler. Leur prénoms sont trop compliques alors on utilisera leur surnoms : Manu, chalou et Tilou. Ils sont originaires de Jaipur, dans le Rajahstan et vivent a Pondicherry pour leurs études : ils apprennent le français. Leur but : devenir guide touristique a Jaipur. Ils ont sensiblement notre âge : 21, 22 et 24 ans et sont vraiment adorables. De toute évidence, ils sont très heureux de rencontrer des filles francaises. C'est la première fois nous disent-is qu'ils sympathisent avec des étrangères. Tout un honneur pour nous... On alterne la conversation entre anglais et français, ils parlent un petit peu et ont encore du mal a comprendre. Sur le toit, en buvant des bières, la conversation tourne vite sur la famille et le mariage. Ils nous parlent de leurs projets : après leurs études, dans un an, ils retourneront travailler au Rajahstan pour travailler puis dans trois ans, se marieront. Ils nous demandent si, en France, on peut choisir notre mari. Je leur explique alors comment ça fonctionne, la place du mariage, de la famille, du travail, de la retraite etc...
A leur tour, je les questionne sur leur futur mariage. Leur parent choisissent plusieurs filles (qui doivent appartenir a la même caste), les deux familles se rencontrent puis ils font leur choix final (si l'autre famille est d'accord évidemment) et déterminent la date du mariage.
A la questions ; pouvez vous refuser d'épouser cette personne? ils répondent en coeur NON. (ou alors, la honte retombe sur la famille) et a la question : n'avez vous pas peur de ne pas aimer la fille? ils répondent aussi non. C'est la manière dont se déroulent es choses. Point.
J'aime vraiment beaucoup la conversation avec eux car on peut parler de tout sans tabou. Ils n'ont pas officiellement le droit d'avoir des copines avant mais le font quand même. Seulement, ils ne sont pas intéresses par les filles indiennes qui, dixit Tilou, "ne s'intéressent qu'a notre argent". Eux trois sont issus de bonnes classes moyennes. leurs parents ont les moyens de leur payer leurs études et subvenir a leur besoin a Pondicherry. Ils appartiennent aussi a une caste assez élevée, celle juste en dessous des brahmanes, soit une caste importance dont ils sont très fiers.
L'heure tourne, on commence a avoir faim. Ils nous emmènent dans un petit restau indien ou je mangerai un palaak paneer (sorte de bouillie d'épinards avec du fromage) et des chappatis. Encore une fois super bon! Ils refusent catégoriquement de nous laisser payer ou ne serait ce même que de partager. On est très gênées. On parvient a un accord : demain soir, ce sera notre tour...
On retourne très tard a l'hôtel, les rues sont désertes, les shops sont fermes, le son des klaxons est absent, on dirait une autre ville. Demain, au réveil, tout sera a nouveau différent...
28 janvier 2009
Direction Pondicherry
J'adore les petit dej indiens! Ce matin encore je me régale des idlis, ce sont des grosses boulettes de riz et de yaourt cuites a la vapeur et servies avec une sauce un peu épicée. Audrey teste le Kuruma, un sorte de purée de semoule et de yaourt très compacte, très nourrissante mais vraiment goutue!
Le film d'avant hier nous a vraiment donne envie d'en savoir un peu plus sur le cinéma indien alors on se dirige ce matin vers les studios de tournage des Bollywood qui sont, pour les plus connus situes a Chennai. Il parait qu'ils autorisent quasiment toujours les touristes a visiter les locaux et assister aux tournages. Mais en blondes que nous sommes (pas), on oublie qu'aujourd'hui est Republic Day (60 ans de la république) et donc férié. Les studios sont tous fermes malheureusement... On rentre alors bredouille par un détour au shopping center...
Direction gare de bus de Chennai pour se rendre a Pondicherry . La gare est apparemment la 2e plus importante gare de bus d'Asie... Effectivement, des centaines et des centaines de bus se croisent, partent et arrivent en permanence. Mais la gare est plutôt bien organisée et on ne galère pas trop a trouver notre bus local, même si tout le monde veut nous envoyer vers les supers bus climatises. 52 roupies et 4h de bus plus tard, une nouvelle ville a découvrir : nous voici dans la cite française de Pondicherry...
Marina Beach
Journée a la plage, ou du moins a observer l'activité a la plage... La plage de Chennai est la 2ème plus large d'Asie et pour cause, elle est large comme 6 terrains de foot (dixit le routard) il nous faut 10 bonnes minutes pour arriver au bord de l'eau. Plus on s'approche de la mer, plus le nombre de gens au m2 augmente... On est dimanche et la plage est littéralement bondée! Les familles indiennes viennent se reposer ici, nager, pique niquer et s'amuser. C'est vraiment très impressionnant le nombre de gens dans l'eau et sur le bord! Qui se plaint de la cote d"azur devrait faire un tour ici... il ne sera pas déçu!
La, on se prête a ce qu'on pourrait appeler une observation de scènes de vie sociale. Les femmes se baignent en groupe en saris toujours. Les hommes, de leur cote font tomber la chemise mais dans la plupart des cas gardent tout de même le pantalon. C'est vraiment chouette de voir toute cette animation. Les gens rient, s'arrosent, crient, courent, les vendeurs de glaces, de fruits, de samosas et de jus font bonne recette. Il y a tellement de monde qu'on ne sait plus ou regarder!
On passera le reste de la journée a errer dans les rues.

On mettra deux heures à retrouver le chemin de l'hotel (on avait perdu l'adresse...)
Mais Chennai n'est pas une belle ville et il n'y a rien de particulièrement intéressant a voir ou a faire. Donc demain, on se dirigera sur Pondicherry.
























































































































