13 avril 2008
Nous sommes cruels
Les liaisons dangereuses du XXIème siècle…
Voici un livre que j’ai lu et qui m’a plonge dans une bulle du début a la fin. Je lisais dans mon lit, des heures durant, dans le métro puis quand ma station arrivait, dans la rue, jusqu’au pied de mon immeuble ou je travaille.
Une version revisitée des formidables liaisons dangereuses, l’un de mes livres favoris. Camille De Peretti, pour son deuxième roman défie Laclos, un pari très risqué et c’est un coup de maitre. Dans ces liaisons dangereuses du XXIème siècle, on retrouve les libertins, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, et leurs victimes Cécile de Volange et la présidente de Tourvel sous les noms plus actuels de Julien, Camille, Marie ou encore Diane, a travers des lettres, des textos et des emails toujours plus impitoyables les uns que les autres.
On retrouve dans l’écriture de Camille de Peretti la même cruauté, la même perfidie que chez son maitre, les mêmes faiblesses aussi des deux protagonistes, et le piège de leur sadique machination qui se retourne inexorablement contre eux, tout cela sous une plume cynique dans une sournoiserie dérangeante.
Une fois le livre ouvert, impossible de le refermer.
07 avril 2008
Kiffe kiffe demain
Dans son premier roman de 180 pages, Faiza Guene, cette jeune auteur d'origine marocaine nous parle de sa vie d'immigrée dans une tour de la cite du Paradis de Livry Gargan. Elle envisage l'avenir qui "nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas".
Son père les a quittées, elle et sa mère pour retourner au bled avec une jeune femme plus fertile qui voudra bien lui donner ce qu'il attends depuis 15 ans : un fils.
Doria, 15 ans et demi, nous décrit ses journées, toutes "kif kif" a celle du lendemain. Ses proches : d'abord sa mère illettrée, qui écoute Enrico Macias, exploitée au Formule 1 de Bagnolet et amoureuse de Bertrand Delanoe, son pote Hamoudi, "tout le temps déconnecté", qui récite des poèmes d'Arthur Rimbaud et passe son temps a fumer des pétards. Il y a aussi Nabil "le gros nul", qui l'aide a suivre ses cours, c'est le Einstein des HLM, un "bouffon acnéique" premier de la classe et dont elle va doucement tomber amoureuse. Mme Burlaud, sa psy qui pue le parapoux et aurait aussi besoin d'un psy, et Mme "Dumachin", 'Dutruc" ou "Dubidule", l'assistante sociale de la mairie, une "bouffone qui frime avec ses ongles super vernis et se gratte le coin de l'œil avec l'auriculaire, la bouche un peu ouverte".
Elle décrit avec un certain fatalisme son destin, le "mektoub", le scénario de son film, mais "le problème, c'est que le scénariste, il a aucun talent", et que "quoique tu fasses, tu te feras toujours couiller".
Sur un ton toujours léger et humoristique, elle nous fait partager son quotidien, nous décrit son univers entre l'école, la cite et la télévision, et sa vision de la vie en attendant que "la roue tourne" pour que de "kif kif demain", sa vie passe a "kiffe kiffe demain"...
C'est a la fois rapide a lire, facile, drôle et distrayant. On s'attache tout de suite a cette enfant pleine de vie et de fraicheur.
Kiffe kiffe demain, je l'ai lu d'une traite, et j'ai kiffé...
05 avril 2008
Résurrection!
Ce matin, dans le métro je me suis dit “et si je continuais mon blog???”
Depuis mon retour en France il y a 6 mois déjà, je n’en voyais plus l’utilité car l’objectif premier de ce blog était d’abord de donner des nouvelles a mes proches de l‘autre bout de la terre et partager un peu mon voyage. La preuve, depuis 6 mois je n’ai poste que deux articles…alors que je carburais a quasi un article par jour lors des derniers mois de mon aventure néozélandaise, asiatico-australienne.
Dans un grand élan de dynamisme, je me suis fixée de poster régulièrement des billets avec un léger changement de registre tout de même. Des moines de Suan Mokkh, du saut en parachute en Nouvelle Zélande, de Noel a Sydney, de la plongée a Bali, des fruits a Bundaberg ou encore du saut a l’élastique en Thaïlande, je passerai aux films qui m’ont plu, aux bouquins que je recommande, aux infos diverses ; bref un blog parmi tant d’autres…
Alors, ou j’en suis maintenant ?? Depuis l'experience talons-chignons de ma formation de personnel
navigant, j'ai été assistante artistique (attention terme pompeux) avec Julie (mais oui vous la connaissez...)
dans une boite de doublage TV dans une ambiance mieux que bonne, j’ai travaille a l’aéroport de paris en tant qu'agent d’accompagnement puis j'ai démissionné. J’ai emménagé a paris, j’ai
appris que j’allais devenir tata, j’ai été standardiste puis aujourd’hui je
travaille dans la maison d’édition jeunesse « l’Ecole des Loisirs ». J’ai toujours le projet d’être hôtesse de l’air,
j’essaie juste en ce moment d’économiser pour me payer un voyage chez ma
keupine a Montréal.
Assez parlé de moi, passons a autre chose…
15 décembre 2007
Bienvenue à bord!
Voila un petit moment que je n'ecris plus sur ce blog; ma vie trépidente campesienne ne m'inspirant pas de la meme facon que celle de globe trotteuse...
Cela dit, depuis trois mois (deja!) que je suis rentrée, de nombreuses choses se sont tout de meme passees. Apres le retour, les retrouvailles avec la famille, les amis, (le chat), aussi avec la bonne nouriture de ma môman, le froid parisien, les chaussons aux pommes, mon lit douillet, l'euphorie s'estompe pour laisser place à la routine, la vie qui continue. C'est la que commence la case deprime... lol
Puis arrive LA question angoissante et existentielle : Et maintenant, je fais quoi??? Des idees parcourent mon esprit...
Une licence? Oops trop tard
Un travail dans ma branche, le commerce international? Mof bof
Un PVT au Canada? Ouais ca me dit bien mais pas tout de suite
Un petit boulot? Ok, va pour du soutien scolaire en attendant
Une colo? Oui mais non
Une formation de PNC (personnel navigant commercial)?? Ah oui, pourquoi pas...
Me voila donc inscrite un peu par dépit au départ, par curiosité, par envie aussi à une école délivrant le CSS permettant de devenir hotesse de l'air. Trois semaines de formation pour commencer, avec au programme secourisme, sécurité puis formation commerciale. C'est une formation bien plus poussée que je ne l'aurais pensé, on étudie les pathologies cardiaques, digestives, tous les aspects de sécurité en vol, les procédures d'urgence, la survie en zones difficiles (polaires, comment faire un igloo!, desertiques, tropicales etc...) Je découvre au cours de ces semaines de nombreux aspects du métier que j'ignorais et qui me confortent de plus en plus dans cette voix. Des formatrices, toutes rigolotes et dynamiques nous bombardent d'histoires durant leur carrière, d'anecdotes avec des passagers, des bons souvenirs comme des mauvais, des frayeurs aussi (les tobbogans sont-ls bien armés??)
Je redoute la troisième semaine, réèl aperçu du métier avec mises en situation, simulations de vol, enregistrements vidéo, tout ceci avec tenue impeccable exigée, collants-talons-chignon de rigueur, c'est bien mon style ça dis donc...
Lundi matin, place de a bastille, mes pieds habitués à mes bonnes vieilles baskets souffrent déja de leur changement aux escarpins. Je suis serrée niveau timing, j'essaie de marcher vite sans avoir l'air stupide, c'est pas gagné! Evidemment, il pleut, et ba oui, mon parapluie se retourne... J'arrive enfin, mon chignon ne ressemble plus à rien, le maquillage coule, je suis toute rouge et essouflée, bref y a des progrès à faire...
Les jours passent, je m'améliore, j'apprécie cette semaine bien plus que je ne l'aurai pensé. Dans les couloirs, ça parle avions, ça parle voyages et destinations, ça parle compagnies aériennes, ça me plait. Ca me plait même beaucoup, je me sens dans mon élément. Vivement que je monte dans l'avion... :-)
Pour cela, je dois passer l'examen théorique en Fevrier, pratique en Mai, 60h de vol en stage par la suite. Disons que d'ici un an, je devrais pouvoir voler.
Alors en attendant je fais quoi? Je travaille à l'aéroport, à Roissy, Terminal 2. Dans le hall d'arrivée, à l'embarquement, j'accompagne, je renseigne, je vérifie les cartes d'embarquement. Je suis dans l'aéroport, dans cet univers à part qui me fascine, des fois aux départs, j'assiste aux pleurs des au revoirs, des fois aux arrivées, aux pleurs des retrouvailles. Je vois passer des milliers de visages devant moi tous les jours, toutes nationalités, toutes destinations, seuls, en famille, voyages d'affaire ou de tourisme, la plupart réponsent à mon "bonjour", certains me sourient, quelques uns sont odieux ou malpolis, d'autres ne me regardent même pas. Je vois défiler en une journée un échantillon très significatif de la population. La vie dans l'aéroport, c'est un univers à lui tout seul, une ambiance particulière dont je ne me lasse pas, du moins pour l'instant. A suivre...
14 octobre 2007
Home sweet home
Voila! Je suis rentrée...
Dans l'avion, l'euphorie du retour m'a garde éveillée quasiment tout le chemin, ressassant dans ma tête les images du voyage, les visages rencontres, mon ipod diffusant par le pouvoir de la musique les chansons qui me rappellent des moments, des endroits, des gens.
13h plus tard, a l'aéroport Charles de Gaulle, je récupère mes valises et je vois par la porte vitrée des visages familiers... mais c'est ma soeur! et mon père! et ma deuxième soeur, ah il y a ma mère aussi! Tous se sont levés a l'aube pour m'accueillir! Après un an sans me voir, je le vaux bien ;) J'ai même eu droit a la pancarte "Bon retour Camouille!" avec un dessin de kangourou!
Le bonheur des retrouvailles. Des larmes de joie, d'émotions dans le hall et puis on rentre a la maison. Sur la route, je reconnais tous les endroits évidemment, c'est restée intact. Un petit déjeuner français pour mon plus grand bonheur, chaussons au pommes, pains au chocolat et baguette trempée dans le café, je ne demandais rien de mieux! Je retrouve mon petit frere Matthieu avec sa voix d'homme et ses 10 centimetres de plus qui font que maintenant il est plus grand que moi! Et je parle, je parle sans arrêt, je raconte pleins de choses, je passe de l'australie a la thailande, de la nouvelle zelande au Laos sans transition. Je montre des vidéos, le saut en parachute, le saut a l'élastique. Je raconte les moines, je raconte l'outback, je raconte mon travail a Sydney, je raconte nos bouillottes de Nouvelle Zelande, on ne m'arrête plus.
Dans ma chambre, je redécouvre mes affaires, mes fringues que j'avais laisses un an auparavant et dont j'avais totalement oublie l'existence, je m'allonge sur mon lit que je n'aurais jamais cru aussi confortable, je prend une douche avec de l'eau chaude, je déballe ma valise encombrant toute la chambre et sors tous mes cadeaux, je caresse mon chat, bref, je suis rentrée.
Et puis je vois mes amis que je retrouve fidèles a eux même. Eux qui ne me croyaient pas rentrée avant la mi Octobre sont surpris de me voir a la pizzeria, a la table qu'ils avaient réservée pour l'anniversaire de Vince alors qu'ils entrent dans le resto... Ils ont change sans être diffèrent. Ils ont tous évolué, professionnellement et personnellement, ont acheté un appart ou sont sur le point de signer, certains prévoient mariage ou même se sont maries dans l'année, une autre est enceinte et sera maman a Noël. Bref, ils ont vécu et ont évolué et je découvre les changements de leur vie un a un.
Dans la semaine qui suit, je me remet doucement dans le bain, je rattrape mon retard cinématographique et musical en découvrant les nouvelles chansons a la mode ou du moins celle que je crois être nouvelles mais qui sont en fait sorties il y a six mois. Je regarde les émissions Ça se discute, La méthode Cauet et compagnie... Je retourne a ma boulangerie, aux Arcades. Je fais la grasse mat' et revoie tout le monde.
Et puis doucement, l'euphorie du retour retombe, et chacun poursuit sa vie avec ses préoccupations et ses habitudes, chose la plus normale mais qui est difficile accepter quand depuis un an, le mot routine n'existe plus. Je me rend compte qu'en un an rien a change. Mes habitudes reviennent au galop et je refais les mêmes choses tous les jours, celles que je faisais un an auparavant. Elles reviennent de manière tellement naturelles que j'ai parfois l'impression de n'être jamais partie. Était-ce un rêve?
Je passe mes journées a Paris, arpentant la capitale avec des yeux de touristes, redécouvrant les endroits, les quartiers, les bars avec toujours le même émerveillement, les petits cafés, les brasseries a chaque rues, les librairies...
Aujourd'hui, je suis redevenue parisienne a plein temps et pour ressembler a tous ces piétons presses que je croise dans la rue, il me reste juste a trouver un travail, une carte orange et des tickets restau. C'est la tache a laquelle je travaille en ce moment avant pourquoi pas un autre départ... ailleurs.
Déjà deux semaines que je suis rentrée, inutile maintenant d'écrire tous les jours si ce n'est pour raconter des journées peu trépidantes et qui se ressemblent toutes de manière effrayante. Ce blog n'a plus vraiment de raison d'etre maintenant que je suis rentree. Je ne signe pas sa fin, juste une pause jusqu'au prochain depart...
29 septembre 2007
Hommage a Roberta qui vient de me quitter...
Voila, on s'est quittees, je me sens orpheline maintenant...
Australie, Nouvelle-Zelande, Singapour, Thailande, Laos, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Indonesie. Tout ca avec Simone, Gertrude, Micheline, Marie-Odette, elle se sera reconnue, de son vrai nom...Julie.
On s'etait dit en Juin 2007 avant de commencer notre trip a travers la Nouvelle Zelande et l'Asie, dans trois mois, c'est quitte ou double : on se deteste ou on s'adore. J'en ai jamais trop doute, aujourd'hui on a notre reponse...
Avec toi Miche, j'ai fait les 400 coups. On a gruge les auberges en NZ, on a saute en parachute et a l'elastique, on a plonge a Bali, on a dormi, mange, on s'est lave les dents, habillees, dans un van. On a voyage ensemble en avion, en train, en bus , en bateau, de jour, de nuit. On a teste la pluie, le beau temps un peu partout. On a bu des frappuccinos, des chocolats glaces et des shakes a l'ananas.
On ne mangera plus jamais plus des coco pops avec du lait de la meme facon. On a refait la langue francaise avec nos mots a nous. On a invente un language que seules nous pouvons comprendre. On a rit, tous les jours pour des betises, des heures entieres. On a parle en bruitages pendant trois mois.
Pendant trois mois, tu as ete ma pote, ma soeur, ma coloc, mon copilote, ma partenaire dans tous nos challenges!
On a supporte nos sautes d'humeurs (meme si je ne m'en souviens pas vraiment...), nos odeurs de pieds reciproques, on a partage des emotions fortes devant les rebondissements de Prison break et Grey's Anatomy, on s'est echange des grimaces, on a teste tous les glaciers sur notre route, on a mange du pain aux cereales pendant deux semaines dans l'outback, on a chante beaucoup... On a parle thailandais, laotien, un peu.... On a teste le zen bouddhiste, ca n'a pas marche. On a fait nos geeks, on s'est fait masser, manicurer, pedicurer, on a achete tout un tas de babioles, de bijoux, de fringues dont on ne souvient meme plus mais que le poids du sac nous rappele.
Et voila, y a tout de meme une chose qu'on a pas fait... on reporte ca l'ete prochain au Canada?????
Allez rien que pour toi, ca te rappelera des souvenirs... Chante dans ta tete, en rytme s'il te plait :
Camille part a Phuket avec la ptite Julie
Elles vont faire la fete, et oui toutes les nuits
Elles partent sans s'prendre la tete, ca leur changera d'Paris
Par contre elles sont tres betes car elles s'prendront la pluie
Les voila deux cakettes de retour d'chez les kiwis
Deux smaines dans leur charettes, faudra s'laver l'zizi
De Sydney a Melbourne, Christchurch a Uluru
Darwin a Singapour, enfin les 400 coups
Tester le zen bouddhiste, on va bien mediter
Apres sur PVtistes, Julie va publier
Julie Meunier point net, tu vas beaucoup m'manquer!
Voila Geirtr', retourne a tes melons et profite bien de l'australie avant la Chine... ou tu me verras debarquer d'ailleurs!
Et au pire, RDV dans 3 ans tu sais ou....
Ciao Simoooooooooooooooone!!!!!!!!
28 septembre 2007
La boucle est bouclee
Il y a un an, je faisais ma valise pour une année pleine de surprises. Une mystérieuse année faite de découvertes, de voyage, d'heures passées au téléphone, une année remplie de rire, de challenges, de trajets en bus, de petits boulots a droite a gauche. Une année a la rencontre de l'inconnu ou je ferai mon chemin au fil du temps, des rencontres. Une année divisées en étapes, Sydney, Tasmanie, Cote Est, Nouvelle Zelande, Asie.
Pour la troisième fois cette année, me revoilà aujourd'hui a Singapour, la ou tout a commence. Singapour, synonyme pour moi de voyage, le début de celui en Australie quand j'y ai mis les pieds la première fois le 2 Octobre 2006. Singapour, point de chute représentant aussi la fin de l'Australie et par la même occasion le début du voyage en Asie avec Julie.
Puis enfin, aujourd'hui, 28 Septembre 2007, de retour ici, dans la même auberge, je ferme le chapitre pour de bon. Je profite de ces derniers instants de cette année inoubliable.
Je ferme les yeux et je revois des endroits, des visages. Je revis des moments bons et moins bons, des conversations, des galères, des soirées de folie. Je ferme les yeux et je revois Sydney, la baie, l'opéra, mon appart, mes colocs. Je revois Melbourne avec Olivier, Aurelie et notre voiture jaune. Je revois Dusan, Agata et Luca, ma famille slovène en Tasmanie. Je revois les champs de tomates et de poivrons a Bundaberg, je revois Claire et Julien a Brisbane, Fraser Island et Sabrina aux Whitsundays. Je ferme les yeux, je suis dans le van en Nouvelle Zelande avec Julie, je ressens l'adrénaline du saut en parachute. Je revois l'outback, l'Uluru et notre lifteur Thomas. Je refais la fête a Darwin.
Puis, je me replonge en Asie, souvenirs plus récents. Je rigole de notre expérience chez les moines, mon coeur bat encore quand je repense au saut a l'elastique. Je souris aux plages de rêve de Koh Phangan et Koh Phi Phi, au charme de Bangkok et aux Pad Thai de Khao San Road. Je ris aussi au souvenir de notre dégoût la première fois que nous avons goûté le durian. Je revois l'éléphant que nous avons monte, notre prof de boxe et notre cours de cuisine thaïlandaise a Chiang Mai. Je ferme les yeux et je revis la traversée du Mekong et nos soirées arrosées a Luang Prabang au Laos. Je me souviens du calme de Vientane compare au grouillement de monde et au bruit de Hanoi. Je repense aux centaines de mobylettes aux Vietnam et a notre week end sur la baie d'Halong. Je revis notre journée a Muine, inscrite dans les meilleures de l'année. Je revois ma petite vendeuse d'ananas au Cambodge, je revois Matt et Craig a Phnom Penh et la beauté du temple d'Angkor. Je ferme les yeux et je suis au pied des tours Petronas puis j'entend le son du muezzin de Jakarta. Je revis notre journée de plongée a Bali, la tiédeur de l'eau, les poissons et les coraux magnifiques.
Bref, des images qui se superposent, sans ordre chronologique, des images bonnes ou moins bonnes mais qui auront construit cette année. Des images qui m'auront marquées, a vie, qui font maintenant partie de moi, de mon histoire, de ma vie. Toutes ces personnes, tous ces moments, tous ces lieux, toutes ces expériences sont inscrites en moi a jamais, m'ont construit et font aussi de moi ce que je suis aujourd'hui.
Et voila, un an presque jour pour jour après, je ferme le livre. Je retiendrai tous les chapitres que même le temps n'effacera pas. La vie continue, en France maintenant. Je vais retrouver la vie parisienne, et j'en suis heureuse. Le climat gris, les gens dans le métro, l'odeur du pain tout frais lorsque l'on passe devant la boulangerie, les embouteillages sur le periph, les cocas a 10 euros, oui parisienne dans l'âme, sans ironie, j'ai hâte...
26 septembre 2007
La fin d'un voyage et l'euphorie du retour...
Plus que jamais je sens l'approche du retour. Le compte a rebours est lance et petit a petit, je réalise que je vis la dernière étape de mon voyage ici, a Bali.
Perfect timing pour un retour réussi. Ni trop tôt pour être frustrée, ni trop tard pour en avoir marre, j'ai vécu ce que j'avais a vivre et je rentre heureuse de retrouver tout ce qui m'a manque cette année et plus que tout ces derniers mois, a savoir ma famille et mes amis évidemment mais aussi un confort, une sédentarité, des habitudes et une petite routine apaisante, bref un quotidien réglé par des horaires, des RDV, des obligations, tout ce que j'ai oublie cette année...
Je n'en peux plus de transporter mon sac partout, j'en ai marre de le porter, de le défaire des que j'arrive dans un hôtel tout en sachant pertinemment que oui, faudra le refaire dans deux jours. J'en ai marre de ne pas avoir de serviette de toilette propre, de chercher des lavomatiques parce que j'ai plus de chaussettes, de ne pas pouvoir communiquer avec les gens un peu partout, j'en ai marre de manger du riiiiiiiiiiz!! Lol
J'adore ce voyage, je ne me plains pas, j'en rigole mais bon dieu qu'est ce que je vais apprécier mon lit, ma chambre, la télé française, les plats de ma maman, des centres commerciaux en France, une salle de bain propre avec tous les produits, du PQ dans les toilettes et pas les jet d'eau qui mouillent les fesses.
Ah la la, je me marre en écrivant tout ça, c'est pas du tout du raz-le-bol qui me dicte, c'est juste que je réalise a quel point j'aime mon confort, j'aime l'odeur du vaporisateur dans les WC et j'aime ma maison!
Ça aura été un voyage incroyable, tellement de découvertes, tellement de gens rencontres et de moments partages. Une excellente fin pour une excellente année, comment dire... une année, sûrement la plus belle de ma vie avec des expériences inoubliables, des endroits magiques et des rencontres mémorables!
Je rentrerai satisfaite, plus que cela même, heureuse de tout ce que j'ai vécu
J'ai hâte de retrouver Paris et de me rebalader dans les quartiers, les grands boulevards, Montmartre, les quais, la tour Eiffel, etc... Car oui il n'y a pas a dire, Paris, c'est bien la plus belle ville du monde!!
25 septembre 2007
Farniente a Kuta-Bali
De retour au point d'arrivée, Kuta-Bali, RDV de tous les touristes, et surtout des jeunes venus faire la fête pas cher, on se trouve cette fois un super hôtel plutôt 4 étoiles que 2, avec piscine, gym, petit déjeuner etc... pour la maudique somme de 7 euros la chambre. On passe la journée au bord de la piscine, privée presque puisqu'on sera constamment seules dedans, avant le petit déjeuner, après, avant le déjeuner, après, sur les transats au soleil, puis a l'ombre, et au bar de l'hôtel. C'est ce qu'on appelle une journée totale farniente ou l'on prône l'immobilité en position horizontale et la faignantise... et on aime ça :)
On parvient par ailleurs enfin a booker un billet d'avion pour se rendre a Surabaya d'où l'on volera pour Singapour. Selon nos plans initiaux, on prévoyait de prendre le bus mais a ce stade du voyage, on n'a plus la force de faire 15h de trajet en bus. On l'a fait des tonnes de fois ces derniers mois et même pire que ça mais cette fois, c'est la fin, on le sait et on n'en veut plus. L'aspect pratique a pris le pas sur l'aspect financier. De plus, le billet d'avion avec la compagnie low-cost indonésienne Merpati coûte 260000 Rupiahs, soit environ 20 euros tandis que le billet de bus est a 160000 soit, 13 euros. A ce prix la, pourquoi se priver?
24 septembre 2007
Lambongan Island
On part ce matin de Padangbai (plein Est de l'île de Bali) pour Lebongan island, une petite île au large de la cote. Un habitant de Padangbai nous y emmène dans son bateau, une sorte de barque montée sur deux longs bouts de bois étendus sur les deux cotes pour stabiliser et faire un eu comme un catamaran. Original...
1h30 de croisière plus tard, on arrive dans ce petit coin de paradis, tellement calme que l'on ne voit presque personne, ni a la plage, ni a l'hôtel... Il n'y a pas grand chose a faire sur l'île et les "bars" et restaurants sont fermes a 20h30...
En outre, nous n'avions pas pense a quelque chose de très important : on est arrivées sur cette île avec très peu de cash et notre carte de crédit. C'est la qu'on apprend qu'il n'y a pas de distributeurs ici. Oui, on aurait du s'en douter!A cela, s'ajoute le fait que l'on tente désespérément de booker un billet d'avion par téléphone, mission qui s'avère finalement impossible, il faudra repasser a Kuta pour l'acheter en agence.
On hésitait a rester deux ou trois jours, la question ne se pose plus, voila un bon prétexte pour retourner a Kuta a temps pour les happy hours...
23 septembre 2007
Magnifique journee dans magnifique Bali!
Journée MA-GNI-FIQUE (pour le dire une troisième fois...) avec au programme de la plongée a Bali, grande première pour moi... On débute avec un trajet en voiture qui nous emmène du Sud de l'île ou nous étions (Kuta) au Nord, sur la plage de Tulamben. On découvre un peu l'île de Bali sur le chemin longeant la mer, les montagnes volcaniques, les petits villages et les immenses rizières. On réalise a quel point Bali n'est pas réputé pour rien. Effectivement, c'est très beau...
On arrive a Tulamben ou l'on pourra plonger. C'est une grande plage de sable noir, assez étrange car de loin, on ne voit pas le fond de l'eau. Celle-ci parait opaque et sale. Puis, je m'approche et rentre dedans et je réalise en fait que je vois mes jambes et le fond comme a travers une vitre. L'eau est tellement claire mais le sable fonce au fond de l'eau trompe la vue.
Notre instructeur, Hendrix nous apprend le nécessaire pour réaliser la plongée sans problèmes, les signes, la respiration, les oreilles, l'eau dans le masque, les bases donc. Une fois assimile tout ça, on enfile la combi et tout le bardage derrière, bouteilles, poids, palmes et compagnie. On est bien lourdes. J'ai d'un coup une petite frayeur bête; avec tout ce poids j'ai soudain peur de couler! Stupide évidemment, c'est le but de la manoeuvre...
On se met a l'eau, on prend une bonne inspiration et on se laisse tomber doucement. Je ne respire pas trop mal mais bien vite au début, j'inspire puis expire trop rapidement. Je repense a ce qu'il nous a dit au début, je me relaxe puis lentement je continue. Je m'entends inspirer, expirer très fort dans mes oreilles a la façon Dark Vador. Je souffle dans mon nez tous les mètres environ pour déboucher mes oreilles, la manoeuvre est acquise, cette fois je suis bien a l'aise et je peux me consacrer a ce qu'il se passe autours de moi.
C'est super beau, comme le monde de Nemo, on croise des poissons aux couleurs de l'arc en ciel, des coraux flamboyants, des Nemo, Doris et compagnie. Pas de requins pas de raies malheureusement, mais tout de même un beau spectacle...
Après 20 minutes, on remonte doucement a la surface. Pour un premier plongeon, c'est réussi! On en refait un deuxième après manger, plus détendu, plus profond (12 mètres), plus long. On revoit la même chose, c'est toujours aussi beau!
22 septembre 2007
Bali
Bien arrivees A Bali. On pensais se diriger au Nord de l'ile en premier mais on nous conseiulle Kuta, tout le monde va la bas apparemment . Ok,. c'es parti... Kuta-Bali, c'est comme on l'imagine, tres touristique, des shops, des bars et restaurants a tous les coins de rue. Des massages sur la plage, des vendeurs de glaces et des surfeurs version australienne, cheveux long et short billabong.
On se trouve un charmant petit hotel pas cher a 100 metres de la plage; cette plage qui n'a absolument rien d'extraordinaire. Juste une longue bande de sable au pied de tous les resorts et hotels luxueux des occidentaux venus passer des vacances farniente. On y passe la premiere matinee, l'eau est assez fraiche finalement (bon pas non plus fraiche, disons tiede) et tres agitee pour le plus grand plaisir des surfeurs. Le sable est noir, c'est super joli meme si du coup la mer parait sale car de loin on ne voit pas au travers. Il suffit de rentrer dedans pour se rendre compte que finalement, elle n'est pas vraiment sale...
On part demain de Kuta pour se rendre sur les iles Gili, petit paradis au couleur turquoise parait-il... Au programme pourquoi pas deux grandes premieres : jet-ski et plongee??
21 septembre 2007
De l'hopital a l'aeroport
Avant meme que vous lisiez l'article, je previens de suite : rien de grave...
La nuit derniere, je suis prise d'un violent, tre violent mal de ventre. Je suis pliee en deux sur le lit, impossible de me lever. Au bout d'un moment, j'en peux plus je reveille Julie qui dort comme un bebe a cote de moi. La pauvre ne comprend rien de ce qu'il se passe, non non julie, ce n'est pas encore le matin, il est 3h et ca va tres mal, j'ai besoin d'un docteur.
Elle descent a la reception pour decouvrir qu'il n'y a pas de medecins de nuit. Aaaaah ca me lance trop, j'en pleure tellement j'ai mal. On decide d'aller a l'hopital. A 4h du matin, personne dans la rue sauf trois mecs. Ils nous voient sortir de l'hotel, remarquent mon etat et sont adorables avec moi. Ils se battent presque pour nous emmener a l'hopital. Sur le chemin, notre gentil chauffeur se croit dans un film americain ou le heros doit emmener le plus vite possible une femme sur le point d'accoucher! Je tairais donc la vitesse a laquelle il roule, la facon dont il prend les rond points et le crissement des pneus dans les virages! C'est bon mec, on n'est pas dans un jeu video, leve le pied stp c'est pas encore notre heure! "Pas de bebe maintenant!" s'amuse-t-il a nous dire! Non mais j'ai vraiment l'air enceinte??? :)
Finalement, il nous depose aux urgences ou un medecin s'occupera de moi. On m'allonge, j'ai froid, je suis prise de vomissement et j'ai toujours autant mal au ventre. J'ai peur d'avoir choppe un mauvais virus qui me cloue au lit les prochains jours. Pas maintenant, j'ai pas encore fini mon voyage...
Heureusement, il m'injecte un anti douleur qui me calme puis me rassure, ce n'est pas grave. J'ai droit a de jolis antibiotiques de toutes les formes puis a 6h du matin, nous voila libres.
Il fait jour on peut entammer la journee qui ne sera pas vraiment constructive... On regagne l'aeroport pour atteindre la derniere partie du voyage, pas des plus vilaines : Bali!
On n'avait pas encore eu de petites frayeurs de ce genre, fallait bien que ce arrive...
20 septembre 2007
Jakarta
Ca y est, on est en Indonesie, l'endroit qui attisait le plus ma curiosite depuis le debut de notre trip, peut etre aussi parce que c'est un pays musulman et tres pratiquant, ca m'intrigue. En plus c'est ramadan depuis 3 jours, on avait totalement ommis ce detail...
On realisera bien assez vite que oui effectivement c'est un pays tres pratiquant et lorsqu'on entends l'appel a la priere a 5h du matin, on se demande ce qu'il se passe. C'est tellement fort qu'on a l'impression que le son sort derriere notre porte. Mais la voix qui chante resonne dans toute la ville, histoire d'etre sure de reveiller tout le monde, et continue ses tremollos a la facon chanson orientale pendant tres (trop!) longtemps. Ca nous surprend un peu, on ne s'y attendait pas; puis on s'y fera tres vite en entendant ce chant continuellement en sourdine dans la journee, partout on l'on ira.
Bref, on commence notre journee un peu plus tard que tous les gens ici puisque l'on attend 9h pour sortir et explorer la ville, d'abord aux environ de l'hotel puis en bus jusqu'au nord de la ville pour faire le plus grand marche de Jakarta, digne de la caverne d'Ali Baba. On reste tres raisonnables toutefois sur les achats et on continue notre errance dans les rues alentours avant de rentrer crevees a la maison.
J'associe Jakarta a une ville tres excentrique avec de grands buildings, des avenues a 5 ou 6 voies permettant un trafic monstrueux, de l'air pollue comme je n'en ai jamais senti de ma vie, des endroits vraiment sales par moments qui cotoient des centres commerciaux tendance et des publicites placardees partout. Bref, pas trop d'ordre, une anarchie qui fait le "charme" de la ville, sans pour autant pouvoir dire que j'en suis tombee amoureuse, loin de la... Disons que c'est une grande ville bordelique parmi tant d'autres, mais qui a son caractere.
Dans la rue, les gens nous regardent beaucoup, on a pris soin de s'habiller correctement mais on se fait soucent heler et les enfants nous sourient et nous font coucou. Les femmes sont moins directes mais n'hesitent pas non plus a nous devisager sans se cacher de haut en bas, intriguees peut etre par notre tenue? (pourtant des plus descentes), notre visage et aussi mes grands pieds! :)
Les gens tentent des fois de nous parler malheureusement, nous parlons malay aussi bien qu'eux parlent anglais, du coup la communication est difficile mais tres marrante aussi. Pour rentrer a l'hotel le soir, on a eu besoin d'un tuk tuk pour nous emmener au bus qui nous dera rentrer. Finalement, ce sera une mob, on aime bien ca! Ce fut tout un art pour expliquer au mec ou l'on veut aller et surtout notre activite preferee : le bargain. Nous commencerons donc un vrai spectacle malgre nous car en quelques minutes, on passe de nous deux et le chauffeur de mob a 15 personnes stoppees autours de nous a suivre la scene de deux petites touristes tentant de s'entendre sur un prix avec un local qui ne parle pas un mot d'anglais anglais et dont le rire tres communicatif nous fera passer un bon moment! Finalement, on divise par 2 son prix d'origine et c'est parti pour un tour en mob dans la jungle du trafic de la ville...
19 septembre 2007
Kuala --> Jakarta
Deux jours a Kuala tres agreables qui font remonter pleins de souvenirs assez lointains... Il y a un an, j'etais ici, dans ces rues. Je reconnais les restaurants dans lesquels on a mange, les magasins qu'on a parcouru. Je me revois avec Sandrine et Jessie au tout debut de notre trip a parler de l'annee qui nous attend et a essayer de s'imaginer a quoi elle ressemblera. Finalement, je peux dire que rien ne s'est passe comme on l'avait prevu, c'est pour le mieux. Je me revois la bas puis je me regarde maintenant et je vois la difference. Je prend encore plus conscience du temps qui passe, de cette annee qui a file a la vitesse de la lumiere. Il s'est passe tellement de choses depuis notre premiere etape ici que je ne peux meme pas resumer en quelques lignes.

Petronas towers
Bref, on profite donc de la ville, de ses starbucks et glaces macdo qui nous ont manque ces derniers temps! On rencontre John aussi, un pote de Julie que j'avais rencontre a Darwin. Le monde est definitivement petit...
Vient l'heure de partir pour l'aeroport. Courte etape a KL mais la prochaine s'annonce super : l'Indonesie, celle que j'attendais surement le plus. On manque de louper le bus de l'aeroport puis on apres 2h de vol, nous voila a Jakarta.
Il fait tres chaud, encore plus qu'en Malaisie. En plus, on oublie les shorts et debardeurs, c'est pas le meme pays ici...
18 septembre 2007
Kuala Lumpur once again...
On quitte Sihanoukville ce matin a 7h40 sans regrets. le Cambodge est un très beau pays (je pense surtout a Angkor Wat) mais ça devenait un peu trop pesant de "vivre" la bas et a la longue même agaçant d'avoir toujours des enfants qui nous demandent de l'argent, des gens qui insistent a nous vendre des fruits etc...
C'est donc après une interminable journée mobylette-bus-tuktuk-avion-bus-metro, faire les sacs, poser, reprendre, vider, porter, charger, que l'on arrive enfin a Kuala Lumpur. On n'y croyait car plus vu la pluie tombée dans la nuit et ce matin, on ne pensait pas que le bus tiendrait la route, puis pour aller de l'aéroport de Kuala Lumpur a la ville, voila pas que le bus tombe en panne sur l'autoroute... Bref, 22h nous y sommes enfin.
On restera tres peu de temps ici puisque notre passage a Kuala Lumpur ne constitue qu'une "escale" qui nous permettait de payer moins cher l'avion pour l'Indonesie, prochaine etape du voyage. Mais dans nos calculs bien minutieux, on a oublie le plus important : les taxes d'aeroports qui reviennent finalement plus cheres que le billet d'avion lui meme... Sans commentaires :)
Me revoilà donc un an après dans cette grande ville et ça nous change illico du Cambodge, pas a notre déception, bien au contraire. On fait nos européennes et on file au Macdo (ça faisait un bail qu'on en avait plus vu...) et sur Internet bien sur pour les geeks que nous sommes (car au Cambodge, la connexion est laborieuse).
16 septembre 2007
Sihanoukville
Deux jours a Sihanoukville qui furent, comment dirais-je... reposants puisqu'il a plu environ 44h sur 48! Du coup, on a rentabilise notre capital temps en position horizontale, sur le lit a regarder la télé, Pulp Fiction qui, au passage ne m'a rien inspire d'autre qu'une bonne sieste (peut être aussi car j'ai manque la fin) et la série Grey's anatomy a laquelle on devient addict! J'oubliais, on a aussi eu le plaisir de redécouvrir grâce a la chaîne française TV5 les fameux programmes français du samedi soir...alors on s'est tape un peu de Patrick Sebastien :)

Une odeur nauseabonde sort du marche
J'exagère un peu car entre deux pubs et deux nuages, on est allées faire un tour a la plage histoire de faire trempette et un peu plus. Et malgré les tempêtes qui nous sont tombées dessus, l'eau reste très chaude.

Entre deux averses, la plage sous un ciel gris...
Franchement, ne rien faire pendant ces deux jours nous on paru un bonheur...
15 septembre 2007
Changement de programme legerement innatendu...
"On est vraiment des breles!" Voila ce qu'on a dit et redit en decouvrant hier soir que notre billet d'avion Phnom Penh --> Kuaala Lumpur est le 17, donc dans trois jours et non pas aujourd'hui comme on le pense depuis un mois... Trois jours de plus au Cambodge, on ne saute pas vraiment de joie mais bon. Autant mettre a profit ce capital temps et le rentabiliser en partant sans un endroit sympa... pourquoi pas la plage! On file prendre un bus pour Sihanoukville, direction plein Sud, on va tester la Cote d'Azur cambodgienne...
Ca ne m'etonne vraiment pas de nous cette histoire. C'est deja la deuxieme fois que ca m'arrive, encore heureux que ce soit toujours dans le bon sens et que je ne verifie pas l'heure du vol la soit-disant veille pour decouvrir que l'avion etait il y a trois jours... remarque, ca ne m'empeche toujours pas de louper des avions ;(
13 septembre 2007
Je realise mon occidentalite
La maman de Forrest Gump avait raison : la vie c’est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber. En voyageant ici, je prends conscience de beaucoup de chose, que je savais déjà, mais que je réalise encore mieux : en naissant en France, dans la famille que j’ai, en grandissant a Paris, dans un univers plein d’amour et de joie, j’ai ouvert la meilleure des boites.
Depuis quelques semaines, j’observe autour de moi, en Thailande, puis au Laos, puis au Vietnam et plus que jamais au Cambodge. Je vois les locaux, leur mode de vie et je me dis que j’ai de la chance, tant de chance d’être née la bas, si loin pour eux de leurs habitudes, de leur style de vie. Je les vois travailler souvent dur, très jeunes et très vieux aussi. Je vois les enfants vendre de tout et de rien dans la rue, les femmes porter des kilos de marchandises sur leurs épaules. Je vois les endroits insalubres dans lesquels ils vivent et je me rend compte a quel point j’aime mon mode de vie en France et tout ce que ça implique. Je réalise aussi l’importance de l’éducation et l’opportunité que l’on a tous de pouvoir en France aller a l’école pendant que beaucoup d’autres n’ont même pas ce choix.
J’ai tire le gros lot a la loterie démographique. J’ai grandi dans un pays européen en paix, avec ses coutumes. Il fait bon vivre, la ville est moderne, le niveau de vie élevé, l’air est (presque) pur. Chez moi, ça sent bon, et j’ai le frigo (presque) toujours plein.
Mon mode de vie en France n’a aucun sens ici. Je me pose des questions, je crée des problèmes la ou il n’y en a pas. J’aurai appris a relativiser beaucoup ici, encore plus que lorsque j’ai quitte l’Australie. Faire des montagnes d’un détail sans importance, ressasser toujours les mêmes futilités, dramatiser une mauvaise expérience etc… Dans ces moments la, je tenterai de me remémorer certains lieux, certains visages que j’ai croise ici pour rééquilibrer la balance dans l’importance des choses et apprendre un nouveau sens des priorités.
Nos cultures sont très différentes et je m’en rends souvent compte rien que par nos gestes. Ici, toucher la tête de quelqu’un, pointer du doigt une personne ou un bouddha est très impoli. En revanche, remonter ses glaires et cracher ses poumons dans la rue est bien commun. Pour remercier, un sourire et un ซ merci ป ne sont pas les coutumes. On joint la paume des mains au niveau du visage ou de la poitrine et on s’incline légèrement vers l’avant. De même, on enlevé nos chaussures avant d’entrer dans les temples, les hôtels, les magasins, les restaurants parfois aussi. Les moines sont très bien considérés et une femme ne doit en aucun cas avoir un contact physique avec eux même si ça veut dire les taper sur l’épaule pour les interpeller.
Je suis consciente de la chance que j’ai de pouvoir voyager dans ces pays pour si peu d’argent. Je réalise cette inégalité entre moi et eux. Moi qui, avec quelques semaines d’économie peut vivre aisément plusieurs mois au Cambodge, tandis qu’eux n’ont même pas la possibilité de sortir de leur région, tout est bien trop cher dehors. Je comprends alors qu’ils voient en moi, en nous, touristes européens une source de revenu, un espoir de s’enrichir un peu sur notre dos, en nous faisant payer des courses de taxi 3 fois plus cher ou acheter des souvenir le triple de leur valeur.
Ça explique cette désagréable sensation d’être un dollar sur patte, même si je déteste ce sentiment. Lorsque je tend une pièce, qui ne vaut rien pour moi, a un enfant, je suis remboursée puissance mille par son regard incrédule et son sourire reconnaissant.
Je me surprend parfois a me sentir mal a l’aise face a eux tout simplement car je suis européenne et pas eux. J'ai la peau blanche donc j'ai de l'argent, c'est le shema qui se dessine dans leur tété devant nous. Lorsque l’on débarque dans un village assez pauvre et par la, j'entends surtout au Cambodge, on renvoie toujours l’image des petites touristes baladant leur ordinateurs portable dans leur sac, et qui viennent voir la pauvreté de leurs yeux. J’ai l’impression de faire du voyeurisme sans rien leur apporter, si ce n’est leur acheter quelque chose ou leur donner un peu d'argent. Mais en même temps, dans ces cas la, on se sent complètement inutiles et surtout impuissants. On attise la curiosité, les gens nous regardent de haut en bas et, comme un porte monnaie sur patte, tentent de nous vendre n’importe quoi. Les vieillards, les femmes enceintes, les mutiles, ils attendent tous devant le marche, RDV des touristes (qui ne sont, tout de même pas très nombreux a Phnom Penh). Lorsque l'on dit non, ils nous insistent espérant que l'on cède a l'usure.
Les enfants surtout car ce sont les plus mignons, ce sont ceux qui nous font craquer, nous suivent, et dans la même voix monocorde nous demande un billet. Je ne résiste jamais, mais ils ne sont pas seuls et en donnant a l'un, comment ne pas donner aux autres?
Bref, 10 jours au Cambodge, un séjour très court mais qui je n'aurais pas étendu si j'en avais eu le choix. C'est trop dur de voir ça tous les jours, ça me fait beaucoup de peine, ça me fait culpabiliser aussi certainement. Pourtant, ce n'est pas moi qui subis, c'est eux et c'est justement ça que je ne veux plus voir. Je préfère être ailleurs, voir autre chose, même si je sais que ça existe. Le côtoyer, c'est moralement épuisant.
Journee marathon a Phnom Penh
On a RDV ce matin avec un tuk tuk a 9h qu'on a loue a la journée pour explorer la ville.
Dans notre profond sommeil, on est réveillées par des toques a la porte. On sursaute "Oops, vite on s'est pas réveillées". Je me lève et ouvre la porte les yeux a moitie ouverts. Une femme se tient devant moi. "J'ai besoin d'argent SVP pour me payer un taxi pour rentrer chez moi". Je comprend la moitie de ce qu'elle raconte. "Quelle heure est-il?" "6h20" me repond-elle. Je regarde Julie, elle ronchonne! "Vous nous avez réveillé a 6h du mat pour nous demander de l'argent? " Je suis a la fois énervée et stoïque. Comment espere-t-elle récupérer de l'argent en réveillant les gens de cette manière dans leur chambre d'hôtel?? Je refuse de lui en donner. Elle insiste longuement, bloquant la porte de pied, je refuse toujours. La voila qui se met a genoux devant moi les mains sur mes pieds et va pour baisser sa tète au sol. Nooooonnn! Ça suffit, ça ne va pas bien? Je veux juste retourner me coucher. Je cherche des yeux mon porte monnaie, dans le bordel de la chambre c'est pas évident. Je n'ai qu'un dollar, le reste est un gros billet. Je lui tend le petit. J'ai besoin de 5 dollars me dit-elle! Nope c'est tout ce que j'ai. Elle prend le billet et part sans un regard. "De rien!" bien sur...
ORPHELINAT
9h, on part en tuk tuk pour notre première étape de la journée : on rend visite a un orphelinat de la ville, nous deux et notre énorme sac de riz. A peine entrées dedans, les enfants nous sautent dessus. Ils ont entre 2 et 17 ans, tous aussi beaux les uns que les autres. Ils parlent cambodgiens entre eux et suivent des cours de français et anglais donnes par des professeurs volontaires. Du coup, on peut parler. Une petite me prend la main sans la lâcher et je deviendrai sa "maman" pendant toute l'heure qui suivra. Elle me fait faire le tour du centre. Elle s'appelle Dola et avec ses cheveux tout court et ses yeux noirs, elle est vraiment jolie.
Je ne sais pas trop quoi faire pour eux, juste un peu de compagnie et d'attention leur fait du bien. Ils m'apprennent un peu de cambodgien et rient quand j'essaie de répéter après eux...
Ils sont bien ici tous ensemble, les professeurs ont l'air vraiment adorables et ils ont l'air heureux. L'heure des au revoir arrive, je leur donne un peu d'argent, un petit câlin a tout le monde et on repart.
KILLING FIELDS
On se dirige ensuite au killing fields, un mémorial du génocide cambodgien. C'est en fait l'endroit ou les gens furent extermines donc on voit le "musée" ou sont gardes les cranes et les vêtements. On fait ensuite le tour du site se baladant entre les "cimetières" qui ne sont en fait que de grandes fosses. Le site est délimité par des grilles le long desquelles des enfants nous suivent et font le tour en même temps que nous. Les deux premiers que l'on voit paraissent très mignons. Ils nous appellent, nous parlent gentiment pendant 2 minutes puis finissent par nous demander des billets... Pfffff et dire que je ne les avais même pas vu venir... pas capable de dire non. 500 mètres plus tard, un autre arrive et nous suit pendant dix minutes réclamant de l'argent pour manger... C'est de pire en pire et de moins en moins supportable de voir tout ça.
Et pour finir dans le même genre, après être remonte avec notre chauffeur, une petite s'accroche littéralement a la poignée du tuk tuk et, courant durant 100 mètres le plus vite possible a cote de nous pendant que notre chauffeur accélère, nous tend la main et nous crie qu'elle veut de l'eau.
S 21 : PRISON
Dans la même lignée, on enchaîne avec la prison la plus sévère du pays dans les années 70, la ou les prisonniers restaient avant d'être emmenés aux killing fields.
Visite du mémorial, des cellules, des tortures etc... un arrière goût de déjà dans les camps de concentrations allemands que l'on connaît. Ça fout un coup de voir tout ça, surtout après l'orphelinat, après les enfants dans la rue qui nous supplient pour avoir une pièce tous les 100 mètres, c'est un peu trop pour nous, on s'arrête la...
On finit tout de même la journée avec un massage fait par des aveugles, le même endroit ou nous étions allées quelques jours auparavant. On teste cette fois une séance de réflexologie. Ils nous massent les pieds de façon a nous détendre toutes les parties du corps. En appuyant a certains endroits précis et massant
d'une manière spéciale, on sent bien l'effet dans les jambes et le dos, c'est trop bon. On sort de la complètement groggy, on se sent trop bien.



















































